Carcassonne ravive la flamme

  • En allant gagner à Provence Rugby, les Carcassonnais de Sione Tui se sont donnés le droit de continuer de rêver au Top 6 En allant gagner à Provence Rugby, les Carcassonnais de Sione Tui se sont donnés le droit de continuer de rêver au Top 6
    En allant gagner à Provence Rugby, les Carcassonnais de Sione Tui se sont donnés le droit de continuer de rêver au Top 6 Stéphanie Biscaye - Stephanie Biscaye
Publié le

Auteurs d’une performance au presque-parfait, les audois sont parvenus à faire oublier l’humiliation subie contre Valence-Romans. ils se sont même donnés le droit de rêver.

Qui, franchement, pouvait imaginer que les Carcassonnais se mueraient en arbitres privilégiés d’une lutte acharnée pour le maintien ? Car une semaine après avoir offert quatre points sur un plateau d’argent à Valence-Romans (22-38), les Audois sont cette fois parvenus à blackouler le concurrent direct du VRDR : Provence Rugby (18-34).

Oubliée la performance insipide du week-end dernier, les ouailles de Christian Labit sont apparus combatifs, et déterminés à laver leur honneur. « On n’est pas encore une grande équipe, nous sommes conscients de nos qualités, mais aussi de nos défauts. Et peut-être que face à Valence-Romans il y a eu de la décompression, une semaine après notre super match contre Montauban (10-40). Cela a été un retour à la réalité… Nous avions à cœur de nous racheter, alors nous avons fait une semaine d’entraînement un peu plus à « l’ancienne » au niveau de l’investissement. Nous étions conscients qu’il faudrait monter ce curseur, car une équipe qui joue sa survie comme Aix se donne deux fois plus… »

Et comme par magie, l’USC sans caractère sept jours plus tôt s’est transformée en tueur à sang froid du côté de Maurice-David.

« Tant qu’il y a de la vie… »

Précis en conquête, capables d’inscrire des points sur chacune de leurs incursions par la botte de l’impeccable Baptiste Mouchous (7 sur 7), de défendre leur ligne sans flancher - bien aidés par leur irréprochable troisième ligne - et bonifiés par l’intenable Sione Tui, les Carcassonnais ont fait vivre un enfer aux Provençaux.

Et désormais ? Bien que légèrement distancés par Grenoble et Nevers, les joueurs de Christian Labit demeurent en embuscade. « Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir, souriait le manager. On ne va pas s’enflammer. On sait le club que l’on est : pas le plus grand, si ce n’est le plus petit… Avant de penser à quoi que ce soit, nous allons nous focaliser sur Béziers, vendredi prochain. Ça fait quelques années qu’il y a une suprématie régionale, et nous voulons relever ce défi. Ce qui se passera ensuite… »

On vous le donne en mille, mon cher Christian : en cas de victoire sur le voisin héraultais, vous seriez plus que jamais en course pour le top 6, avec un déplacement chez votre principal concurrent, lors de la 29e journée : Grenoble. Alors s’ils sont encore loin d’éventuelles phases finales, et devront réaliser un sans-faute tout en espérant des faux pas de leurs adversaires directs, nul doute que les Carcassonnais se sont au moins donnés le droit de continuer de rêver, au terme d’une soirée au quasi-parfait du côté d’Aix-en-Provence.

Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement
à cet article à partir de
0,99€ le premier mois
Pierrick ILIC-RUFFINATTI
Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?