Nationale : grande fête et parfum de phases finales

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    Nationale : grande fête et parfum de phases finales Manuel Blondeau / Icon Sport - Manuel Blondeau / Icon Sport
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Au terme de demi-finales tendus, Narbonnais et Bressans ont pu laisser exploser leur joie, en communion avec leur public.

Le resserrement des élites, dans le rugby français, aura eu un effet positif : jusqu’en troisième division nationale, justement nommée Nationale et créée à la hâte, l’été dernier, pour répondre aux contraintes du Covid, on trouve quelques fiefs historiques du rugby français. Bourgoin, Dax, Massy ou Tarbes en font évidemment partie mais, faute de résultats, ont vu leur saison s’arrêter au terme de la phase régulière. En demi-finale, il y avait tout de même de quoi faire. Bourg-en-Bresse et la folie de Verchère, où le violet est une religion ; Narbonne et Albi, vieilles gloires du Sud-Ouest qui rêvent d’une seconde jeunesse et avec eux, tout un territoire ; Nice, finaliste en 1983, deux fois demi-finaliste du championnat de France (1977, 1984) et vainqueur du Du Manoir (1985), où le rêve d’un grand club azuréen ne s’est jamais fait aussi fort.

Concert de klaxons à Bourg

Tout ça, pour dire quoi ? Que ces demi-finales de Nationale étaient aussi celles des territoires, des peuples qui les incarnent et que, sans surprise, les ambiances pour les accompagner furent superbes.

À Bourg-en-Bresse, qui inaugurait ce dimanche de demi-finales, le violet était donc partout. Dans la ville, les commerces et sur la pelouse, où les enfants de l’école de rugby du club avaient fait passer des messages de soutien pendant toute la semaine. Aux abords du stade puis en tribunes, aussi, où le gros millier de personnes autorisées faisait du bruit pour 10 fois plus, lorsque les hommes de Yoann Boulanger entamaient leur dernier tour de stade pour conclure leur échauffement. Et puis ? L’USBPA a fait mieux que le travail. Victoire nette (36-16) et effusion de joie en tribunes.

Sur la pelouse, les joueurs rendaient un premier hommage aux partants (Bornuat, Perret et Traversier). Devant le stade, des premières voitures se massaient et entamaient un concert de klaxons. Dans les travées du stade, en conférence de presse, Yoann Boulanger donnait ses premiers mots avant de voir une armée de ses joueurs débarquer, par surprise, et l’arroser copieusement. Le capitaine Hugo Dupont lui succèdait. « Être le capitaine de cette équipe, de ce club est une grande fierté. Mais j’ai aussi beaucoup donné. L’an prochain, en Pro D2, il faudra sûrement trouver quelqu’un d’autre pour le rôle ». À ses côtés, le troisième ligne Adrien Buatier souriait. Puis prenait la parole. « Il ne le sait pas encore, mais Hugo va rester Il vaut mieux qu’il s’y prépare ». Il sera temps d’y penser, plus tard. Une promotion à l’étage supérieur se vit sur l’instant.

Les fumigènes narbonnais

Un peu plus au sud, un peu plus tard. À Nice, l’ambiance n’avait pas grand-chose à envier à ce que venait de connaître Verchère. Au stade des Arboras, on trouvait du noir, bien sûr, en hommage aux gloires locales, leaders de la phase régulière et logiquement favori pour cette demi-finale d’accession. Mais le orange s’invitait également à la fête. Les grands clubs ne meurent jamais et Narbonne, en sommeil du secteur professionnel depuis 2018, conservent autour de lui une passion intacte. Ils étaient une grosse centaine à avoir fait le déplacement jusque dans les Alpes-Maritimes. Pour accueillir le bus de l’équipe, fumigènes à la main, en début d’après-midi. Pour hurler de joie, à la 78e minute du match, quand Boris Goutard passait la pénalité de la gagne. Avant d’envahir le terrain et de chanter en chœur, avec les joueurs, « On est en Pro D2 ». Oui, Messieurs : bon retour en Pro D2.

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Léo FAURE (avec Ju.V.)
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