Vrai climat de phase finale

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Publié le , mis à jour

La préparation aux matchs couperets est clairement lancé chez les Girondins. Des entraînements hyperengagés en font foi.

Le climat des phases finales s’est installé sur Musard. On l’a senti dès mardi, au gré d’un entraînement hyperengagé, au vrai sens du terme. Dans l’air de la banlieue bordelaise flottait l’idée que la séance du matin avait été émaillée de petites chamailleries et de mini-accrochages entre coéquipiers devenus adversaires, le temps de diverses oppositions. Cette réalité, Jefferson Poirot n’a pas cherché à l’occulter. Il a même devancé la curiosité des uns et des autres : "Vous avez pu voir qu’on prenait le match très au sérieux… Oui, ce matin, nous avons fait un gros entraînement. Est-ce que ces accrochages sont bon signe ? Oui. Je pense que tout le monde a envie d’être sur le terrain pour les matchs qui restent. En semaine, tout le monde veut montrer qu’il est là. Il y a de la tension, c’est sûr, car nous visons un moment exceptionnel pour le club."

Poirot : "C’est de bon augure"

Le capitaine qui joue à Bordeaux depuis 2012 sait de quoi il parle. Son club s’est enfin qualifié pour le top 6 après tant de déceptions. Elle a loupé une place en demie, en perdant de peu à Toulon mais elle a assuré un barrage à domicile. En sus, elle doit affronter Toulouse samedi dans une sorte de répétition générale. Les joueurs se la donnent donc à fond pour convaincre Urios et son staff qu’ils méritent de vivre aux premières loges ces moments historiques. "C’est de bon augure qu’il y ait ce genre de petits accrochages entre nous, ce n’est jamais méchant. On fait un sport de contact, c’est normal qu’il y ait quelques frictions aux entraînements."

D’ailleurs, il n’est pas exclu que les coachs aient souhaité ce regain de tension. Car avant les mini-affrontements, Christophe Urios avait poussé un coup de gueule. Le patron sait comment on lance un sprint final, comment on doit s’y imposer. "Nous avons besoin de ça. Ces phases finales seront synonymes de tension et de pression. On se prépare à ça. Après la qualification de ce week-end, on avait besoin d’être remis dans l’axe."

Il fallait sans doute bien ça, puisque ce match face à Toulouse est difficile à appréhender pour les Bordelais. Il sera finalement dénué d’enjeu. Ils sont sûrs de finir dans le top 4 et les Stadistes viennent chercher une qualification en demie.

Entraîneur adjoint chargé des avants et de la défense, Julien Laïrle précisait : "Ce match est important pour conserver une certaine dynamique, pour améliorer ce qui n’a pas fonctionné à Toulon. Mais ce match servira à conserver de l’émulation et de la tension dans le groupe. À l’entraînement, nous étions très nombreux, quarante sur le terrain. C’était fait exprès, pour maintenir ce niveau d’exigence. Est-ce que les accrochages étaient des bons signes ? Je ne sais pas mais quand on s’entraîne, il n’y a pas d’arbitre. On avait besoin de régler certains problèmes de discipline, notre moyenne de fautes étant trop élevée. Alors, si des joueurs se mettent à la faute à l’entraînement, on s’en occupe à l’instant T. Il n’y a aucun manque de respect, on règle les choses sur le terrain. Avant des phases finales, il est nécessaire d’avoir des gens de caractère, alors nous n’allons pas reprocher aux joueurs d’en faire preuve. En tout cas, ça montre que le groupe se prépare à de grandes échéances. Moi, je ne suis là que depuis deux ans et cette attente de la qualification, je la vis différemment d’un Jefferson Poirot par exemple. Mais suis conscient de ce que ça représente pour les gens d‘ici et pour les supporteurs."

C’est vrai, pour Julien Laïrle, arrivé en 2019 de Soyaux-Angoulême (Pro D2), le parcours de l’UBB est vraiment rose : deux saisons dans le peloton de tête, deux parcours de qualifié. Il s’est prouvé à lui-même qu’il avait le niveau pour officier au plus haut niveau. "J’ai essayé de me poser le moins de questions possible car sinon, ça aurait été trop compliqué. Mais c’est vrai que ça fonctionne plutôt bien. J’ai eu un effectif plus dense, évidemment, avec un niveau plus homogène à chaque poste", commente-t-il, modestement. Mais sa prolongation de contrat jusqu’en 2023 dit quelque chose de sa réussite.

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Jérôme PREVOT
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