Rester dans l’élite avant tout !

  • L’enjeu est de taille pour les Bayonnais qui ne veulent pas abadonner leur place dans l’élite. Ils se méfient de la venue de leurs voisins rivaux et prônent le respect face à eux. Photo Icon Sport
    L’enjeu est de taille pour les Bayonnais qui ne veulent pas abadonner leur place dans l’élite. Ils se méfient de la venue de leurs voisins rivaux et prônent le respect face à eux. Photo Icon Sport
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Le derby enflamme la ville et au-delà. Mais il s’agit d’abord pour Bayonne de conserver sa place en Top 14. Sans faire fi de l’impact de ce genre de rendez-vous dans le déroulement du match.

Comment alléger la pression du derby à défaut de s’en défaire ? Et pourtant, avant d’être une confrontation entre voisins, unique dans le rugby français aux dires de tous, il s’agira d’une place à conserver dans l’élite pour les Bayonnais. C’est tout le sens que veut donner Yannick Bru à cette rencontre, malgré l’atmosphère voire la turbulence environnante. Bayonne s’est lancé, depuis deux ans, dans un projet important, avec notamment la réfection de son stade, et ne verrait pas d’un bon œil de se voir freiné dans cet élan. Pour toujours fixer ce cap, il faudra passer l’écueil de samedi. Le staff, les joueurs n’y penseront pas forcément en foulant la pelouse d’Aguilera. À chacun ses préoccupations. « On est conscient des enjeux inimaginables, formule Joël Rey. Après, il ne faut que ces choses-là nous perturbent. Pour nous, l’important, c’est le terrain. La façon dont on va jouer, dont on va rentrer dans le match. »

Le cadre est posé. L’Aviron a d’ailleurs commencé à penser au barrage depuis sa défaite à domicile face à l’UBB voici un mois. Depuis, des progrès ont été réalisés dans son jeu, dans son comportement. La victoire à Toulouse, même diminué, le bon match à Montpellier et la résistance face au Stade français conduisent les acteurs bayonnais à avancer avec confiance, détermination, mais prudence. « Il faudra être efficace, continue l’entraîneur des avants. Ça se traduit par le fait de prendre le dessus à des moments donnés, dans les phases statiques, et surtout, quand on sera en position de scorer, le faire. À Montpellier, on l’a été souvent mais l’efficacité restait à améliorer. Pour moi, le derby se jouera là-dessus. On a montré notre courage défensif, notre abnégation, là, il faudra être maître du match. Maîtriser notre rugby. »

Biarritz n’a rien à perdre

Derby, le mot revient. Le barrage se double de cette particularité. L’équipe du Top 14 peut paraître, si la logique est respectée, a priori supérieure. Cela reste à prouver et ne l’a été les deux fois précédentes. Et que dire de ce troisième barrage de l’histoire du professionnalisme ? C’est un derby qui jamais ne donne de vainqueur à l’avance. « En aucun cas, je dirai qu’une équipe du Top 14 est supérieure, continue Joël Rey. Si on ne respecte pas les Biarrots, ça peut faire mal. Ils ont trois ou quatre joueurs décisifs mais surtout c’est le derby. Le Stade français, la semaine dernière, s’il ne nous avait pas respecté, peut-être aurait-on gagné ! »

Bayonne aura beaucoup à craindre de son éternel rival. « C’est une équipe qui tentera son va-tout jusqu’à la dernière minute. Elle n’a rien à perdre. Il ne faudra pas lâcher la pression de tout le match. Elle a des joueurs capables de nous mettre en danger. »

Si l’on s’en tient toujours à cette notion de derby, les Bayonnais ont dans leurs rangs davantage de joueurs aguerris à ces rendez-vous. À Biarritz peut-être manquera-t-il des Maxime Lucu, par exemple, qui avait transcendé et mené son équipe au succès lors des quatre derniers derbys. « Je suis content qu’il ne soit pas là, avance l’entraîneur des avants bayonnais. C’est un grand joueur ! Il avait pesé sur ces quatre matchs. » Les dirigeants historiques biarrots auront su certainement avertir leurs troupes. Et le public aura, de plus, certainement un rôle à jouer. Car la jauge sera étendue à 5 000 spectateurs. Pas de trop pour donner du piment à la rencontre. « J’ai compris samedi, même si je le savais avant que l’aviron c’est une belle équipe mais sans son public c’est plus difficile. Donc à Aguilera il faudra s’accrocher. Le contexte, les joueurs le connaissent. » Jusqu’au moindre détail, tous les paramètres compteront !

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Edmond LATAILLADE
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