Bayonne : et demain ?

  • Yannick Bru et Ugo Boniface (Aviron Bayonnais)
    Yannick Bru et Ugo Boniface (Aviron Bayonnais) - Icon Sport
Publié le , mis à jour

Bayonne s’est lancé dans un projet de grande envergure lié au Top 14. La descente en Pro D2, si elle est un frein, ne remet pas tout en question.

L’Aviron toujours déterminé dans son projet

La saison prochaine a déjà commencé pour Bayonne. Dès samedi soir, le président Philippe Tayeb a rencontré ses actionnaires et la mairie de Bayonne. Le président de l’Aviron s’est montré combatif et a reçu le soutien entier des partenaires du projet du club. L’ambitieux plan de réfection du stade et du centre de formation n’est nullement remis en question. La nouvelle pelouse hybride et son rapprochement de la tribune d’honneur ainsi que le nouvel éclairage sont terminés. C’était la phase 1.

Un emprunt de 6 millions a été contracté par la SASP. Le reste de la totalité du coût s’élève à 11 millions et sera comblé par les subventions du Conseil régional, de la communauté d’agglomération du Pays basque et de la mairie de Bayonne.
La tribune sud derrière les poteaux va être achevée premier semestre 2022. C’est la phase 2 de l’AB Stadium. Cette tribune abritera la partie technique, vestiaires, médical, presse, brasserie et centre médical.

Le centre de formation, « AB Campus » va être mis sur les rails pour être achevé en juin 2022.
Le coût total (toutes phases confondues) s’élèvera environ à 27 millions d’euros, dont 14 financés par la SASP sous forme d’emprunt et 13 par des financements publics dont les partenaires cités avec, en plus, le conseil départemental des Pyréenées-Atlantiques pour la partie centre de formation.

Évidemment, les entrées budgétaires de Pro D2 ne seront pas les mêmes que celles de Top 14, mais les dirigeants bayonnais sont déterminés et confiants pour aller au bout. Le conseil d’administration se réunissait dimanche en fin de soirée pour entériner ces premières discussions de samedi après le match.

Huw Jones ne viendra pas, « Tao » incertain

Parmi les recrues prévues, toutes viendront à l’exception du centre international écossais de Glasgow, Huw Jones, qui avait fait jouer une clause de Top 14. Sébastien Taofifenua, pilier de Toulon, ne prendra peut-être pas la direction de Bayonne non plus. Luka Tchelidze, pilier droit espoir de Toulon, Denis Marchois, deuxième ligne de Pau, Uzair Cassiem, troisième ligne des Scarlets (Galles), Tristan Tedder, demi d’ouverture de Béziers, Teiva Jacquelain, ailer de Mont-de-Marsan et Arnaud Erbinartegaray, arrière de Mauléon, seront bayonnais la saison prochaine.

Pour les joueurs qui peuvent faire valoir leur clause de Top 14 et qui pourraient quitter le club, Guillaume Ducat, Peyo Muscarditz et Aymeric Luc ne se sont pas encore prononcés. Sam Nixon, lui, pourrait repartir en Angleterre. Joe Ravouvou et Filimo Taofifenua ont fait savoir qu’ils resteraient malgré leurs clauses. Konstantine Mikautadze venait de signer pour deux ans.

Théo Costossèque, en accord avec le Racing qui prolonge le prêt, reste bayonnais.  Viliamu Afatia, Mailetoa Hingano et Sean Robinson, tous en fin de contrat, ne sont pas conservés. Arnaud Duputs (Agen), Romain Barthélémy (Grenoble), André Gorin (La Seyne), Thomas Dolhagaray (prêt Carcassonne) quittent le club. 

Le cas Yannick Bru : sur le départ ?

Le manager de l’Aviron avait signé un contrat de quatre ans. Il lui en reste trois. Mais une clause libératoire en cas de descente pourrait lui permettre de quitter le club. Interrogé samedi à l’issue du match quant à son avenir à Bayonne, sa réponse n’a pas été catégorique. Il a d’abord évoqué le projet du club : « C’est un projet basé sur la jeunesse, la formation. C’est la voie qui doit être suivie à l’Aviron bayonnais. C’est un échec puisque le projet repart de l’étage inférieur et après tous les échecs, il faut tirer des enseignements et en assumer les responsabilités. »

Quant à la question de sa présence à la tête du projet la saison prochain, rien n’est encore de formel. « Il faut faire face à ses responsabilités, dans la vie, continue-t-il. Je l’ai toujours dit. Aujourd’hui, mon cas personnel n’est pas important. Ce que je sais, c’est que j’ai mis toute mon énergie depuis trois ans dans le travail du club et l’Aviron bayonnais a de beaux jours devant lui. Mais en tant que responsable sportif du projet, il faudra assumer ses responsabilités. »

Ses propos n’ont ni confirmé, ni infirmé sa poursuite de l’aventure en Pays basque. Très sollicité par plusieurs clubs, le manager bayonnais pourrait très bien continuer sa carrière sous d’autres cieux.

Le budget : le plus important de Pro D2

Quant au devenir sportif, lié, bien sûr, au budget que pourra présenter le club, il est clair pour le président qui n’a pas peur d’afficher ses ambitions : « Nous allons travailler à un budget de 13-14 millions pour la saison prochaine, déclare-t-il. Ce sera le plus important de Pro D2. Nous viserons donc la remontée immédiate en Top 14. De toute manière, si nous nous étions maintenus, nous aurions encore souffert avec un budget qui aurait dépassé à peine de celui actuel qui de 16,5 millions. »

Quant au prêt garanti par l’Etat (PGE), contracté comme tous les clubs de la division, les Bayonnais ne sont pas inquiets. Tout d’abord, ils n’ont emprunté que 1,5 million d’euros sur les 2,4 autorisés et demanderont un certainement un différé de paiement.

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Edmond Lataillade
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