Saga Aurillac - Du neuf dans l’animation

  • Le jeune géorgien Mikheil Alania, d’une vivacité redoutable, a joué l’an dernier et peut prétendre au poste de numéro 9.
    Le jeune géorgien Mikheil Alania, d’une vivacité redoutable, a joué l’an dernier et peut prétendre au poste de numéro 9. Icon Sport - Icon Sport
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Arrières > Jack Mc Phee (arrêt) et Thomas Salles (départ à Toulon) ne sont plus là ! Rien que de l’écrire on en tremble. Pour autant, Aurillac devrait miser sur la jeunesse avec peut-être l’avènement pour le Géorgien Giorgi Gogoladze, vu à l’aile l’an dernier, ou encore la recrue en provenance de Mâcon Pierre Le Huby. Au pire des cas, Anderson Neisen s’est plutôt bien débrouillé au poste l’an dernier. Le Sud-Africain AJ Coertzen peut lui aussi rendre service à l’arrière, tout comme Gauthier Minguillon.

Ailiers > Ils ont peu brillé l’an dernier faute de ballons à négocier. Pourtant, l’enthousiasme et l’expérience d’Albert Valentin aura permis au Néo-Calédonien de retrouver un poste de titulaire, rassurant tant sur le plan défensif qu’offensif. AJ Coertzen a également beaucoup joué à l’aile sur le dernier exercice et reste une valeur sûre, même si ses crochets semblent moins vifs. Avec le départ de Leroy Van Dam, il y aura aussi une carte à jouer pour la recrue néo-zélandaise Lewis Ormond dont on dit le plus grand bien. Gauthier Minguillon, voire Giorgi Gogoladze sont aussi à l’aise sur ce poste. On attend également plus de Simeli Yabaki.

Centres > Certainement le poste le plus défaillant l’an dernier. Si l’on excepte un Jimmy Yobo étincelant sur les deux derniers mois, Roméo Gontineac aura cherché toute l’année sa paire de centres. Blessé assez rapidement, le Néo-Zélandais Rhema Sagote aura manqué avant de montrer de belles choses lui aussi sur la fin. Aurillac attend donc beaucoup de son recrutement avec l’expérience de l’Australien Elijah Niko, ou encore la fougue et l’enthousiasme du jeune Lucas Vaccaro qui arrive d’Albi. Fourni à ce poste, le Stade aurillacois peut aussi s’appuyer sur la puissance Christa Powell, la vista de Thomas Dubourdeau, AJ Coertzen, voire Anderson Neisen.

Ouvreurs > Prêté par le SU Agen, Thomas Vincent est rentré au bercail. Il va donc revenir à Marc Palmier ou à Anderson Neisen, d’assumer ce rôle à l’ouverture. Trop longtemps blessé l’an dernier, le premier a beaucoup de choses à prouver alors que l’ancien de Valence-Romans sera lui plus dans la confirmation. Mais attention, Aurillac est allé piocher un international canadien du côté de Bourg-en-Bresse. Peter Nelson peut mettre tout le monde d’accord, d’autant plus s’il assume le rôle de buteur. N’oublions pas non plus le jeune Antoine Aucagne qui a joué quelques matchs l’an dernier.

Demi de mêlée > Attention, il va falloir passer derrière le tout jeune retraité Paul Boisset. Hugo Bouyssou aura été le plus souvent sa doublure, mais doit encore plus s’affirmer. Bernard Reggiardo peut aussi lui candidater à condition qu’il tempère un peu plus son enthousiasme et s’affine dans son jeu. Le jeune géorgien Mikheil Alania, d’une vivacité redoutable, a lui aussi joué l’an dernier et peut prétendre au poste de numéro 9. Pour compléter sa panoplie, et étoffer les profils, Aurillac est allé chercher du renfort en la personne de David Delarue (Brive). Plus grand que ses camarades, ce sera un autre registre.

Numéros 8 > Jusqu’à sa blessure, Reece Hewat aura éclaboussé de toute sa classe le poste. Mais il faudra faire sans car les sirènes du Top 14 sont passées par là (Pau). Grande déception du dernier exercice, on attendait beaucoup plus de Onehunga Havili Kaufusi. Le Fidjien n’a que trop rarement fait parler sa puissance. On espère qu’il montrera un autre visage cette année et qu’il sera le perce-muraille tant annoncé. Blessé une bonne partie de la saison, Didier Tison s’est imposé au poste sur la fin. Puissant et joueur, on espère que le Franco-Sud-Africain va poursuivre sur sa lancée. Autre élément sûr à ce poste, l’inusable Latuka Maituku qui donne toujours le meilleur de lui-même quand on fait appel à lui. À noter que Isimeli Kuruibua, en provenance du BO, peut lui aussi évoluer derrière la mêlée.

Troisième ligne aile > En plus de Reece Hewat, le Stade aurillacois a vu s’envoler Beqa Saginadze du côté de Lyon. Heureusement ce secteur est riche de potentiel avec un capitaine exemplaire sur le dernier exercice. Pierre Roussel, également patron de la touche, aura encore un grand rôle à jouer. Pour ce faire, il pourra compter sur un guerrier, l’international géorgien Giorgi Tsutskiridze, si son physique le laisse enfin tranquille. Autre guerrier d’expérience cette fois, Latuka Maituku dont l’âge ne semble pas avoir d’emprise. Parmi les belles surprises de la saison, Maxime Profit. Lui aussi longtemps blessé, il a affirmé un sacré caractère sur la pelouse. Parmi les nouveautés, on aura un œil sur le jeune fidjien Isimeli Kuruibua dont on dit le plus grand bien, ainsi que Paul Farret qui arrive, lui, d’Albi.

Deuxième ligne > La cage devrait être bien gardée encore cette saison. Malgré les départs de Jérôme Dufour (Aix-en-Provence) et Adrien Corbex (Villeurbanne), le Stade aurillacois a vu deux noms émerger cette année. Tout d’abord Jean-Baptiste Singer arrivé de dernière minute à l’intersaison et qui a fait son trou. Grand et puissant, il donne la pleine mesure de son potentiel dès lors qu’on lui fait confiance. Dans un autre registre, Martial Rolland aura animé la fin de saison. Important tant dans l’alignement qu’en défense, il est aussi joueur, ce qui n’est pas négligeable. Enfin, on pourra compter sur Giorgi Javakhia. Ceci étant, l’international géorgien a encore besoin de gagner en maîtrise et sur la discipline pour exploiter pleinement son large potentiel. Et pour compléter le secteur, deux nouvelles recrues, l’international roumain Adrian Motoc en provenance de Massy, et Yann Tivoli qui vient lui de Nice.

Piliers > On s’inquiétait l’an dernier du départ du Julius Nostadt (Castres) et Cristian Ojovan (Clermont), mais le Stade aurillacois a encore fait le job avec un Lucas Seyrolle détonnant sur la première partie, l’émergence d’Alexandre Plantier sur le tard, la confirmation de Giorgi Kartvelishvili ou encore les espoirs entrevus avec Georghe Gajion et Tim Daniel-Messein arrivé lui en cours de route. Cette fois, ce sont Youssef Amrouni (Carcassonne) et Jamal Shatirishvili qui quittent le navire rouge bleu. Mais les Cantaliens ont visiblement trouvé la parade avec le confirmé Julien Royer en provenance de Valence-Romans, et le prometteur Jean-Jacques Gymaël qui arrive, lui, d’Albi.

Talonneurs > Un poste à haute interrogation dans le Cantal, mais la saison dernière a levé quelques doutes. Adrian Smith a enfin confirmé son potentiel, au lancer comme dans le jeu, sur une saison où les pépins physiques ont été moindres pour le Néo-Zélandais. Il faut dire que sa doublure attitrée, le Géorgien Luka Nioradze a lui aussi fait le job. Une concurrence qui a tiré vers le haut et nul doute que l’arrivée de Théo Lachaud (Toulon), champion du monde avec les moins de 20 ans, va apporter encore plus de sérénité dans ce secteur.

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Jean-Marc Authié
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