Saga Aurillac - Roméo Gontineac : « Aller le plus haut possible »

  • L'entraîneur aurillacois veut « aller le plus haut possible »
    L'entraîneur aurillacois veut « aller le plus haut possible »
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Après une saison forte en émotion, le technicien roumain Roméo Gontineac aspire à plus de jeu pour la prochaine saison.

Comment abordez-vous la saison ?

Je suis plus confiant, malgré une fin de saison difficile. Nous rattaquons, avec l’ensemble du staff, avec plus de "positif" car nous avons appris beaucoup de choses de l’an dernier. Il est clair qu’on ne sera pas spécialement au point pour être champion de France, mais on va se donner les moyens d’être beaucoup plus posé, de faire très bonne figure.

Fin de saison difficile ? Au contraire, Aurillac a montré de très belles choses ?

Oui, par rapport à ce qu’on a produit sur le plan du rugby. Mais quand on regarde le classement à ce moment-là et le stress accumulé semaine après semaine, c’était loin d’être tranquille. Et ça, on n’en veut plus à l’avenir. Je préfère avoir un autre stress, mais avec les mêmes prestations. Quand on voit ce qu’on a pu faire en fin de saison contre des équipes qui ont joué les phases finales ou qui ont accédé au Top 14, on ne peut être que positif.

Quels sont les objectifs cette année ?

On ne s’est pas encore fixé de véritables objectifs. Être dans le milieu de tableau ? Être troisième, quatrième ? Ce qui est sûr, c’est que l’on veut travailler dans la continuité de ce qu’on a fait jusqu’à maintenant et faire ce qu’on a très bien fait sur les deux derniers mois, tant du point de vue performance que du point de vue prestation. Il faut que nous mettions en échec un maximum d’équipes. Et à partir de là, si on fait ça, automatiquement on sera sur le haut du classement.

Le recrutement a été fait dans ce sens ?

Des joueurs que l’on souhaitait garder sont partis, mais c’est comme ça. C’est dur de batailler avec les grands. On fait partie des clubs formateurs et c’est tout à notre honneur. Alors on a recruté d’autres joueurs que l’on espère à la hauteur des autres, tout comme nous compterons sur des jeunes qui se mettront en évidence. Il ne faut pas oublier que Reece (Hewat, à Pau) et Beqa (Saginadze, au Lou), personne ne les connaissaient l’an dernier et ils ont explosé. Même choses les années d’avant.

Vous l’ancien centre, quand vous voyez le Stade plus performant sur la conquête, considérez-vous que le travail doit désormais se porter sur les lignes arrière ?

Oui bien sûr. Mais on a déjà fait de très belles choses, marqué de très beaux essais avec nos lignes arrière. Mais effectivement pas assez à mon goût car avec une conquête telle que l’on a, nous devrions nous structurer encore mieux. On a d’ailleurs travaillé là-dessus pour comprendre pourquoi cela n’avait pas plus fonctionné. Beaucoup de partage et d’échange avec le staff à l’intersaison pour améliorer tout cela et donner encore plus de fluidité à notre jeu. Il ne faut pas oublier que dans l’ADN du Stade, cela a toujours été un bon jeu d’arrières, de mouvement, de déplacement. Cela s’est inversé ces dernières années. Il nous suffit de trouver les astuces pour équilibrer le tout. On s’appuiera aussi sur ce qu’on a fait de bien l’an dernier. C’est le travail dans la continuité dont je parlais juste avant.

Entraîner une équipe nationale, une équipe professionnelle, des espoirs, c’est quoi le plus compliqué ?

C’est complètement différent. Avec la Roumanie, il fallait en un temps très court se qualifier et faire une belle prestation à la Coupe du monde (2011). Là ici avec la Pro D2, c’est un vrai marathon. Il faut se mettre à jour tout le temps, tous les jours. Il faut aussi être endurant et résistant tous les jours, avoir aussi des joueurs qui percutent à toutes ces charges de travail, tous ces week-ends à batailler, des week-ends difficiles car aujourd’hui il n’y a plus de petites équipes en Pro D2 dont le niveau a tellement augmenté sur les cinq dernières années. Maintenant, c’est génial en termes d’expériences où j’essaye de voir, tous les jours, ce que je peux de différent des autres, et de mieux que les autres surtout.

On parlait de la Roumanie tout à l’heure, est-ce une fierté de voir son fils Taylor en équipe nationale, au même poste ?

Oui c’est une grande fierté, même si, voici quelques années il était dans le Top 50 de jeunes à la porte de l’équipe de France. Vu le match qu’il vient de faire contre l’Argentine (défaite 24-17), cela m’a donné la chair de poule après un match abouti en plus. Il y avait 17-17 à deux minutes trente de la fin. C’est encourageant pour le rugby roumain et j’espère qu’ils seront de la Coupe du monde 2023. 

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Jean-Marc Authier
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