Jacques Reboh, président des Brûleurs de Loups : « Gommer l'aléa du sport »

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    Jacques Reboh : « Gommer l'aléa du sport »
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Selon-vous, pourquoi votre club peut-il être considéré comme un club de Meneurs ? Qu’est-ce qui le rend à la fois unique et innovant ?

En matière d'animation, nous travaillons sur un projet avec une société collaboratrice de Disneyland Paris pour un grand décor en tête de loup suspendu sous le scoring avec une scénarisation des projecteurs, des jeux de lumière, laser et des feux d'artifices. Cela contribuera à la légende de notre club. Nous serons le premier club au monde à avoir ce type de projet. La première devrait avoir lieu lors de notre premier match en septembre. Ensuite nous avons fait l'acquisition d'une glace synthétique qui procure les mêmes sensations qu’habituellement. Elle va voyager sur le territoire pour développer la notoriété de notre sport et fera découvrir le patinage au plus grand nombre. Nous avons révolutionné notre organisation avec l'arrêt du principe d'abonnement classique et l'instauration de nouveaux systèmes d'abonnement. Chaque abonné aura une carte, vendue mensuellement et donnant accès à différents services tels que partager un moment sur le banc du coach, etc... Cela identifiera les habitudes d'achats de nos supporters car nous travaillons très fort sur la stratégie datas.

En quoi votre club est un acteur essentiel sur les plans économique, social et sociétal au sein de votre territoire ?

Les Brûleurs de Loups sont le seul club en élite nationale de la ville. Notre territoire se veut pionnier, c'est pourquoi je suis président de l'association Grenoble Alpes pour la promotion du territoire. Le club a d'ailleurs un fonds de dotation qui a pour mission de faire rayonner notre territoire et qui organise des actions caritatives autour de différentes causes telles que les femmes battues, les enfants malades et l'environnement vert. Enfin, toutes nos actions sont orientées vers Grenoble, capitale verte européenne. C'est très important pour notre territoire d'être référent.

Comment souhaitez-vous faire grandir votre club dans le futur ? Quelle est votre vision d’avenir ?

Aujourd'hui notre projet tend vers la stabilité financière, c'est-à-dire gommer l'aléa du sport. Beaucoup d'écueils constatés dans le sport, et même la mégalomanie de certains présidents ont fait que les seuls axes de développement étaient la construction de l'équipe la plus forte possible pour gagner. Là, l'idée est de créer des modèles économiques périphériques autour de la valorisation de la patinoire, la création d'événements business pas forcément liés au sport, et la création d'une marque pour la commercialiser. Sans oublier que la formation est un axe important pour nous. A moyen et à court terme, nous devons nous désengager des aides des collectivités locales car nous considérons que ces aides vont se réduire. Puis la part générée par la performance sportive doit nous permettre d'être nivelée à son minimum. Le modèle économique doit être notre base de revenus, même si la performance sportive ne marche pas.

Enfin, quelle est votre propre définition d’un meneur ?

C'est celui qui entreprend, performe, challenge... Un meneur est capable de considérer qu'il n'est jamais arrivé. Il est tout le temps à la recherche du challenge, avec aussi cette capacité à placer l'institution avant sa personne et des fois la mégalomanie. Quand je présente les activités du club, je suis comme un élève qui présente son bulletin à ses parents avec ses réussites et ses échecs.

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