Le XV de France finit par flancher

  • Les Bleus de Baptiste Couilloud ont craqué sur la fin à Brisbane.
    Les Bleus de Baptiste Couilloud ont craqué sur la fin à Brisbane. Photox / Scott Powick
Publié le , mis à jour

Malgré leur supériorité numérique qu'ils ont obtenue dès la cinquième minute de jeu et des contres redoutables, les Bleus sont passés tout près de remporter la tournée australienne. La faute à une conquête trop friable, à l'image des piliers Falatea et Walcker, dépassés à Brisbane.

Une apothéose. Voilà comment on pourrait qualifier ce match tant il fut riche en émotions, en rebondissements, en exploits personnels et en coups durs pour les deux équipes. Vous vouliez du suspens ? Vous vouliez de l'action ? Vous en avez eu. Il faut dire que tous les ingrédients étaient réunis : deux équipes dos à dos, des hôtes piqués dans leur orgueil, des Bleus qui voulaient entrer dans l'histoire... Ces derniers ont démarré la rencontre pied au plancher. Dès la deuxième minute, Jaminet perçait. Quelques minutes plus tard, il ouvrait le score. Et dès la cinquième minute de jeu, les Wallabies étaient réduits à 14 avec le carton rouge donné à leur meilleur joueur, l'ailier Marika Koroibete pour un plaquage dangereux sur Anthony Jelonch qui obligeait le capitaine bleu à quitter la pelouse afin de suivre un protocole commotion. Dans la foulée, Couilloud inscrivait le premier essai des Bleus en passant sur le corps de son vis-à-vis McDermott, qui prenait sa revanche cinq minutes plus tard après une percée de Hooper.

Malheureusement, le demi de mêlée lyonnais se faisait intercepter par l'ouvreur Lolesio dont l'essai donnait pour la première fois de la partie l'avantage au score aux Wallabies (14-13), avant d'ajouter une pénalité (17-13, 25ème). Maladroits en touche (3 ballons perdus pour la seule première mi-temps) et secoués en mêlée fermée, les Bleus compensaient par le talent offensif et leur opportunisme, à l'image du superbe mouvement vu à la 35ème où l'on vit Barassi percer et servir après contact Jaminet. Une action conclue par un essai de Woki marqué en « dunk » au-dessus d'un regroupement (17-20). Les Tricolores auraient même pu assommer les Wallabies avec un nouveau contre à la 38ème conclu par Thomas, mais il fut refusé pour un en-avant de Vincent à l'origine de l'action. Les deux équipes rentraient aux vestiaires sur un score de parité, 20-20.

 

Une mêlée qui craque face à Taniela Tupou

Huit minutes après avoir regagné la pelouse, les Tricolores régalèrent leur supporters par un superbe essai de 90 mètres. Couilloud jaillissait petit côté de sa mêlée et trouvait Thomas qui tapait au pied pour lui-même avant de redonner intérieur à son demi de mêlée, qui servait Hastoy. L'ouvreur palois adressait une belle sautée à son centre Barassi qui sprintait jusqu'à l'en-but. On pensait que le plus dur était enfin fait pour les Bleus.

On pensait que cet essai ô combien douloureux à encaisser allait assommer les Wallabies. Mais non. Car c'était sans compter sur l'entrée en jeu du droitier australien Taniela Tupou, qui marqua en force (51e) peu après son entrée en jeu et torda le pauvre gaucher remplaçant Quentin Walcker qui se retrouva à l'équerre sur toutes les mêlées. C'est là que le match bascula : en moins d'une demi-heure, les Bleus ont concédé pas moins de 9 pénalités. De quoi donner l'occasion à Noah Lolesio de passer deux pénalités supplémentaires (73e, 79e), pour arracher la victoire finale. Une issue rageante, car on ne saura jamais ce qu'il serait advenu si Tupou avait eu un pilier plus expérimenté en face de lui.

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