Les Branquignols : festifs et passionnés

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Créés en 1991, par Guy Bergès figure du rugby toulousain, les « Branquignols » ont fêté cette année leurs 30 ans d’existence.

Ne cherchez pas surtout pas, les « Branquignols » sur les registres de la FFR. Ces joyeux drilles de l’ovale ne disputent pas de compétitions officielles. Ils défendent une certaine idée du rugby, celle de l’amitié, la convivialité et lorsqu’ils jouent (quelquefois), tout est prétexte à l’offensive. Cette association a vu le jour au printemps 1991, un peu par hasard. « En 1991, le club de Trèbes organisait un tournoi de fin d’année et m’avait sollicité pour présenter une équipe, résume Guy Bergès, la cheville ouvrière de la structure. À l’époque, je tenais un bar restaurant à Toulouse dans le quartier Saint-Michel. Une partie de ma clientèle était des rugbymen. J’ai réussi à trouver une vingtaine de bonhommes pour disputer le tournoi. Il fallait donner un nom à l’équipe, nous l’avons baptisée les « Branquignols ». Le tournoi à Trèbes s’est s’avéré être un succès. Et depuis 1991, l’aventure continue. »


Des liens avec des joueurs de toute la France

 

Après l’expérience trébéenne, l’association s’était fixée comme objectif de disputer au minimum, un tournoi annuel afin de clôturer la saison sur une note festive. Au fil des ans, ils ont participé aux tournois à VII de Saint-Jean-de-Luz, Eaunes, Lombez-Samatan, Saint-Pée-sur-Nivelle, la Teste, etc. « Ces tournois avaient vraiment une touche amicale et festive, précise Guy Bergès. Le résultat était secondaire. Tout au long de ces années, on a tissé des liens avec des joueurs de toute la France. Nous avons de supers souvenirs. En 2018, nous étions invités par le club de Brassac. Ce soir-là, Castres avait remporté le titre. Quelle soirée ! » Malgré le poids des ans de certains, l’association a toujours été fidèle à son rendez-vous annuel. Lors des tournois, ils ne jouent plus à XV ou à VII, mais à toucher. Cette année, la Covid a pour la première fois privé ces fidèles compagnons de l’ovale de leur traditionnelle escapade de fin d’année.
À défaut d’un tournoi, ils se sont rendu le 26 juin à Lafrançaise honorer la mémoire de « Rodrigue », un fidèle et attachant membre emporté dans la force de l’âge par la maladie. Pour les saisons à venir, Guy Bergès peut être optimiste, une dizaine de trentenaires a rejoint l’association. Ce coup de jeunes laisse penser que les « Branquignols » ont encore de beaux jours devant eux.

 

Marcel Dax, premier parrain

 

Lors de la mise en place des « Branquignols » en 1991, l’association a eu un parrain prestigieux : Marcel Dax. Les moins de 40 ans ne peuvent pas le connaître. Le professeur EPS du lycée Pierre-de-Fermat et entraîneur de la phalange carmausine championne de France en 1951 était un fin et brillant éducateur. Outre sa connaissance pointue du rugby, Marcel Dax avait un autre don, il excellait dans la caricature. Quand a été créé la première équipe des « Branquignols », Marcel Dax avait pris le fusain et croqué à la perfection, ceux qui restent à jamais les premiers. Cette mémorable toile est précieusement gardée dans les archives de Guy Bergès. C’est l’occasion aussi de saluer la mémoire de Marcel, un grand monsieur du rugby toulousain disparu en 1993.

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Didier Navarre
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