Agen entame sa reconstruction

  • Les Agenais se soudent avant cette saison de Pro D2
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Après une saison cauchemardesque traversée sans la moindre victoire et dans la tension générale, les Agenais veulent rebâtir un groupe afin d’oublier les spectres du passé.

C’est ensemble, les yeux dans les yeux et en cercle rapproché, que les Agenais se réunissent en fin de séance. En pleine préparation estivale et sous les yeux d’une dizaine de leurs supporters, les Lot-et-Garonnais savent mieux que personne l’importance de ces moments de cohésion, qui permettent à un groupe de se rapprocher. Dans la chaleur étouffante du stade Rabal, à deux pas d’Armandie, Jessy Jegerlehner et ses coéquipiers œuvrent autant pour se préparer en vue de la saison prochaine que pour recréer un véritable esprit d’équipe au sein du SUA. «On essaie de tous se dire les choses, qu’il n’y ait pas de clan. Il faut qu’on crée un groupe et pas juste une équipe», confirme le troisième ligne. Après une saison dernière extrêmement difficile, terminée sans victoire au compteur, le groupe avait besoin de couper pour mieux repartir. Changer d’état d’esprit pour repartir à l’assaut d’une nouvelle saison. «On a fait un stage de cohésion dans les Landes qui a permis de resserrer les liens entre nous pour effacer la saison difficile», raconte le talonneur Loris Zarantonello.

Faire le deuil de la saison écroulée, c’est dans un premier temps l’objectif des joueurs, pour qui les vacances ont forcément été particulières. «Elles ont été compliquées, souffle Zarantonello. J’ai peu coupé et pas mal bossé. Je veux qu’on reparte avec de nouvelles ambitions.» Parmi ces ambitions, il y a d’abord celle de gagner un match, enfin. La dernière victoire d’Agen remonte au 22 février 2020, sur la pelouse de Brive. Mais pour gagner, il ne faudra pas reproduire les erreurs commises lors d’intersaison 2020. Jean-Marcelin Buttin, arrivé l’année dernière, est conscient de ce qu’il faut changer dès ce mois de juillet : «Ce qui est super important en ce début de préparation, et qu’on n’avait pas l’année dernière, c’est que tout le groupe se respecte, que ce soit sur et en dehors du terrain.»

Du sang neuf

Pour repartir sur de bases saines, Agen fait donc peau neuve, à l’image de son stade d’Armandie, toujours en rénovation. «Ils refont les tribunes et ils construisent un centre de performance pour début septembre», détaille Zarantonello. En plus des infrastructures, c’est le groupe professionnel qui se trouve largement renouvelé. Pas moins de seize nouvelles têtes foulent les terrains d’entraînement depuis le 14 juillet, date de la reprise. «C’est une page qui se tourne, ça fait du bien de retrouver ce groupe un peu nouveau», se réjouit Jegerlehner. Les recrues ont d’ailleurs profité du stage de cohésion pour être intégrées au plus vite dans le groupe. «Ça nous permet de prendre nos marques et d’avoir des repères plus facilement sur le terrain, certifie Buttin. Partager des moments comme ça avec l’équipe, c’est peut-être ce qui nous avait manqué l’année dernière. On va essayer de se retrouver un peu plus en dehors du terrain.»

Parmi les nouveaux joueurs, le demi de mêlée Paul Graou débarque de Montauban pour succéder à Paul Abadie. «Rejoindre cette équipe, c’est un défi. Certains joueurs doivent être marqués de la saison dernière et c’est à nous, les nouveaux, d’impulser une nouvelle dynamique et un changement. Mais je suis agréablement surpris par le groupe, il y a une très bonne ambiance», lance le néo-Agenais. En manque de véritables leaders la saison passée, les Agenais voient arriver dans le groupe un garçon de caractère. «J’aime bien diriger les mecs, commander mes gros. J’essaierai de faire mon boulot du mieux que je peux. Être un leader, au moins par la parole, c’est le boulot du demi de mêlée.»

Pour préparer sa saison dans l’antichambre de l’élite, Agen a un deuxième stage de prévu dans le Cantal début août, avant une première rencontre amicale à Aurillac. Fin août, le championnat débutera ensuite par un choc entre relégués. «On a hâte, trépigne Zarantonello. Ça va être un gros déplacement avec une grosse ferveur du côté des Bayonnais.» Jessy Jegerlehner partage le point de vue de son talonneur : «On n’aurait pas pu avoir mieux en premier match.»

Le début de saison s’annonce donc crucial, même s’il faut «laisser plusieurs matchs pour qu’on se remette en confiance», dixit Zarantonello. En tout cas le talonneur est clair : «On fera tout pour gagner et qu’Armandie chante à nouveau».

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Yanis GUILLOU
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