Enquête de police pour trouver les "cyberpirates"

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Victime d’une cyberattaque en début de semaine dernière, le club de Montpellier voit sa reprise perturbée. Les "cyberpirates" ont demandé une rançon, mais le Mhr a porté plainte.

Voilà une mésaventure dont les Montpelliérains se seraient volontiers passés. La semaine dernière, dans la nuit de lundi à mardi, le club héraultais a été victime d’une cyberattaque. Le mercredi suivant, le club a communiqué sur ses réseaux sociaux pour confirmer cette agression virtuelle : "Dans la nuit de lundi à mardi, le MHR a été victime d’une cyberattaque malveillante. Grâce à l’intervention rapide et efficace de son service informatique, l’activité du club est certes ralentie mais nous nous efforçons de poursuivre la préparation de la nouvelle saison." Sauf que derrière ce tweet qui se veut plutôt rassurant, la réalité est plus préoccupante. Ladite cyberattaque a fortement perturbé le travail des salariés du club qui, presque dix jours après les faits, n’avaient toujours pas retrouvé l’usage de leurs ordinateurs. L’attaque a en effet piraté l’ensemble du réseau informatique du MHR en cryptant toutes ses données.

Plainte déposée au Parquet de Paris, une brigade spécialisée sur le coup

Bien sûr, cette attaque n’est pas gratuite et selon nos informations qui ont été depuis confirmées par le club, les "cyberpirates" auraient demandé une rançon de plusieurs dizaines de millions d’euros aux dirigeants du MHR. En échange, les malfaiteurs leur auraient fourni le logiciel capable de décrypter leurs données. Seulement, le club montpelliérain a préféré alerter les forces de l’ordre et porter plainte. La réponse de la police française fut claire et sans équivoque : interdiction de payer la rançon, sans quoi les malfaiteurs pourraient réitérer leur attaque. Depuis, ladite plainte a été déposée au Parquet de Paris, où toutes les affaires de cybercriminalité sont traitées. Les services de police ont ouvert une enquête pour retrouver et condamner les auteurs de cette malveillance, mais pas seulement. Aussi, le MHR est depuis accompagné par une brigade de police située à Toulouse et spécialisée dans le "rançon logiciel" utilisé par les malfaiteurs. Elle aide également le club a poursuivre tant bien que mal son activité en mettant en place des remédiations. A l’heure où nous écrivons ces lignes (jeudi matin) la situation n’est toujours pas revenue à la normale mais le club héraultais s’est dit "très satisfait de l’efficacité des services de police ainsi que leur accompagnement pour trouver des solutions de remédiations".

Dans l’attente, l’activité du club est donc ralentie, voire même largement perturbée. Ceci n’a toutefois pas empêché les joueurs de reprendre l’entraînement depuis le 12 juillet dernier.

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Simon VALZER
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