Camille Chat : « J’ai galéré »

  • Camille Chat a enfin retrouvé ses routines d’entraînement après s’être accordé de longues vacances, de Quiberon à Marbella.
    Camille Chat a enfin retrouvé ses routines d’entraînement après s’être accordé de longues vacances, de Quiberon à Marbella. Icon Sport - Icon Sport
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De retour de blessure, le talonneur francilien espère enfin avoir chassé les démons d’une dernière saison difficile.

Les Racingmen, battus par La Rochelle en demi-finale et troisièmes du dernier championnat, ont repris le chemin de l’entraînement la semaine dernière. « Les joueurs ont coupé quasiment six semaines, explique en préambule le manager Laurent Travers. Il y a très longtemps qu’ils n’avaient pas pu bénéficier de telles vacances et d’évidence, ce break leur a été bénéfique : je les ai tous trouvés très frais, au jour de la reprise. »

Le patron sportif francilien et son staff (Mike Prendergast, Dimitri Szarzewski, Didier Casadéi et Philippe Doussy) peuvent aujourd’hui compter sur la totalité de leur effectif, les internationaux exceptés : ainsi, le Lion britannique Finn Russell, les Tricolores Teddy Iribaren, Baptiste Pesenti, Teddy Thomas et Ibrahim Diallo, les Géorgiens Guram Gogichashvili et Gia Khairashvili ou le Puma Juan Imhoff seront de retour au centre d’entraînement du Plessis-Robinson dans une dizaine de jours.

Sans eux, les Racingmen se rendront donc en stage à Courchevel (Savoie) ce dimanche, reviendront quelques jours à Paris avant de rejoindre Bugeat (Corrèze), au complet cette fois-ci, pour y effectuer un dernier séjour de préparation et affronter, dans la foulée, le CA Brive en match amical. Camille Chat ? Grand absent de la fin de saison dernière, le leader de combat ayant tant manqué au pack francilien en demi-finale a enfin retrouvé ses routines d’entraînement après s’être accordé de longues vacances, de Quiberon à Marbella.

Il rappelle : « Contre Bordeaux en avril dernier, j’ai pris un mec en porte-à-faux dans le tibia. Fracture du péroné, tout a pété ! J’ai eu très mal pendant plusieurs semaines. J’ai galéré, oui. Aujourd’hui encore, je ressens de la douleur sur certains appuis quand j’accélère. »

Il marque une pause, poursuit : « J’ai très mal supporté le fait de vivre les phases finales à l’extérieur du groupe. Je ne sais pas si j’ai manqué ou pas à mes potes mais j’aurais donné 100 % de moi, si j’avais pu affronter La Rochelle en demi-finale. » In fine, sera-t-il prêt pour la reprise du championnat le 4 septembre, pour ce derby francilien que l’on annonce d’ores et déjà sanglant ? « Je vais tout faire pour, en tout cas. J’ai quatre semaines pour être à 100 % et, si j’en crois les dernières radios, la fracture est quasiment consolidée. » 

Quant à l’ambition globale, elle reste en tout point identique : « On vise les deux compétitions, Coupe d’Europe et championnat. Mais on dit ça toutes les saisons, alors… C’est à nous d’agir, désormais. »

Chat : « L’an passé, on a manqué d’agressivité »

Dans les Hauts-de-Seine, Camille Chat a ces derniers jours pu découvrir le nouvel entraîneur des avants franciliens, le rustique Didier Casadéi. Celui-ci, arraché à Périgueux pour remplacer Patricio Noriega dans le 92, est censé donner au paquet d’avants du Racing l’agressivité qui lui a probablement fait défaut en fin de saison dernière.

« C’est quelqu’un de très performant, analyse Camille Chat sous les ordres de Didier Casadéi. Mon meilleur ami Fabien Sanconnie, qui a passé pas mal d’années en Corrèze, m’a toujours dit de très bonnes choses à son sujet. Casadéi, il va nous amener de la rigueur, de l’autorité au niveau des avants ; il a un discours qui peut changer les mentalités de certains joueurs. Parce que sur certains matchs, l’an passé, on a certainement manqué d’agressivité. »

« La concurrence est sévère en équipe de France »

La bombe humaine du Racing, considérée comme la doublure officielle de Julien Marchand en équipe de France, n’a pas perdu une miette de la dernière tournée des Bleus en Australie. Comme nous, il a constaté que le Castrais Gaëtan Barlot avait les moyens de tout renverser dans les prochains mois et qu’en tout état de cause, le talonneur tarnais devenait pour Camille Chat un nouveau rival dans le sprint qui conduira jusqu’au Mondial 2023.

Le Racingman enchaîne ainsi : « Plus ça va et plus de monde arrive au poste de talonneur en équipe de France. Je vais tout faire pour garder ma place mais la concurrence est sévère, c’est certain. »

Au vrai, Camille Chat devra lutter avec Pierre Bourgarit, Gaëtan Barlot, Teddy Baubigny, Etienne Fourcade ou Peato Mauvaka s’il souhaite conserver la place de « numérobis » chez les Tricolores, Julien Marchand étant supposé intouchable depuis quelques mois. « Il a fait une super saison avec Toulouse, conclut Camille Chat. Il est très bon en club, très bon en équipe de France et pour l’instant, c’est lui le numéro 1. » Le restera-t-il jusqu’au bout ?

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