La confiance sans l’inconscience pour Nevers

  • Très solides en défense, les Nivernais ont résisté aux assauts grenoblois et accumulent de la confiance en cet été 2021.  Photo MaxPPP
    Très solides en défense, les Nivernais ont résisté aux assauts grenoblois et accumulent de la confiance en cet été 2021. Photo MaxPPP Christophe Masson
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Fort d’un collectif déjà bien huilé et percutant, l’USON Nevers Rugby a dominé l’ex-barragiste grenoblois mais refuse de s’enflammer.

À deux semaines du choc inaugural face à Vannes, les Neversois ont livré un deuxième match de préparation globalement sérieux et maîtrisé face à des Grenoblois en manque de repères à haute intensité. Entre une équipe nivernaise sur le pont depuis le 21 juin et des Isérois revenus aux affaires quinze jours plus tard, avec un staff et un plan de jeu refaits à neuf, la différence n’a pas tardé à se faire sentir.

Impavides en conquête, agressifs en défense, les hommes de Xavier Péméja confisquent le ballon en première période, avec à la clé quatre essais au scénario varié - récupération sous chandelle, pénaltouches, exploit personnel d’un Adendorff explosif (coup de pied à suivre et sprint). La seconde période, plus poussive et dominée par les Grenoblois, ainsi que les deux essais encaissés sur ballon porté et les nombreuses munitions perdues dans les rucks apportent quelques taches sombres au tableau et donneront du grain à moudre au staff neversois pour les prochaines séances.

Mais une semaine après un succès déjà net face à Montauban (20-10), cette victoire sur un des membres du top 6 de la saison passée, qui ont si souvent désespéré l’USON, fait chanter le stade, le vestiaire et fleurir des sourires sur les visages des joueurs et du staff. Après une saison de misères à Agen, le demi de mêlée Yoan Cottin savoure un match où il s’est montré à l’aise dans l’animation avec l’ouvreur sud-africain Shaun Reynolds : « Cela fait un bien pas possible, quand on n’a pas gagné un match pendant un an. Nous possédons déjà de bons repères collectifs, de bons automatismes. Et les avants ont fait un gros boulot. Il faut juste être quelques fois un peu plus patients. »

Ambadiang, futur coqueluche

Le capitaine et talonneur Janick Tarrit ne boude pas non plus son plaisir : « C’était notre dernière grosse cartouche avant le match contre Vannes. On voulait se rassurer sur les fondamentaux et, globalement, nous y sommes parvenus. Et ça fait du bien de gagner en marquant presque quarante points à la maison. » La sérénité communicative, exhalée par le groupe sur ces deux matchs, porte la marque d’une reprise aboutie : « Nous avons un préparateur physique en plus et on en voit les effets. Nous avons récupéré également pas mal de monde et on a fait un super stage au Chambon-sur-Lignon. »

Entre les retours précieux des absents longue durée (Curie, Ceyte, Kazubek, Reynolds) et la plus-value de recrues sans complexes (Ikahehegi, Beaudaux, Adendorff, Noah, Cottin, Silago), sans oublier les rushs dévastateurs du granitique ailier Christian Ambadiang, bien parti pour devenir la nouvelle coqueluche "raisuqéenne" du Pré-Fleuri, l’USON Nevers avance d’un pas (r)assuré vers un début de saison qui s’annonce infernal et sans doute déjà décisif pour la suite.

« Notre premier match face à Vannes va être capital », anticipe le manager Xavier Péméja. Une ouverture à haut risque qui montrera si les maux de la saison passée, bleuie de blessures et trempée de cauchemars, ont été exorcisés : « Les joueurs ne veulent pas revivre une telle saison. Cela se sent, les semaines de travail ne sont pas les mêmes que l’an dernier. »

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Sébastien Chabard
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