Nakarawa et les médaillés d’or fidjiens bloqués au pays

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La faute à un vaste imbroglio administratif, Leone Nakarawa et les quelques stars du 7 attendues en Top 14 manqueront les premières journées du championnat.

Leone Nakarawa (32 ans), considéré il y a encore trois ans comme le meilleur deuxième ligne de la planète, a récemment signé à Toulon. Jiuta Wainikolo (22 ans), le capitaine des champions Olympiques fidjiens, fera lui aussi partie de l’effectif de Patrice Collazo et Julien Dupuy cette saison. Sur le versant Ouest du territoire, un autre champion olympique, en l’occurrence Sireli Maqala (21 ans), a quant à lui dit oui à l’Aviron bayonnais et sera, à n’en pas douter, l’une des attractions du championnat de Pro D2 dans les mois à venir. Enfin, Sevuloni Lutu et Viliame Tutuvuli, tous deux âgés de 20 ans et également considérés comme deux joueurs à très fort potentiel, sont attendus à Clermont par le manager Jono Gibbes et son staff. Sauf que…

Libérés mi-septembre ?

Selon nos informations, ces cinq joueurs sont bloqués aux Fidji pour des raisons purement administratives. Une source dans l’archipel mélanésien nous confie : «Les dossiers concernant les visas sont depuis peu gérés par une entreprise privée, laquelle confie ensuite les demandes à un bureau basé à Singapour. Mais pour l’instant, l’officine de Suva (la capitale des Fidji, N.D.L.R.) est fermée et les joueurs se retrouvent donc bloqués au pays.» À l’heure où nous publions ces lignes, les Fidji ont lancé une immense campagne de vaccination que le gouvernement espère voir se terminer mi-septembre. Notre source poursuit : «Jusqu’à cette date, qui nous permettra d’accéder à l’immunité collective, le bureau des visas restera fermé et les joueurs seront bloqués aux Fidji.»

Il y a encore deux ans, les visas des travailleurs fidjiens appelés à s’expatrier étaient tous fabriqués à Vanuatu, un archipel du Pacifique. Mais depuis les premiers soubresauts de la pandémie, ce minuscule état a lui aussi fermé ses frontières, privant Nakarawa et ses compatriotes d’un itinéraire bis. «Ce qui me gêne, conclut notre source, c’est que les gens en France penseront à tort que les joueurs fidjiens ne sont pas fiables et ne respectent jamais leur contrat. Comprenez moi : dans ce dossier, ils sont bel et bien victimes.» De leurs côtés, Toulon, Bayonne et Clermont devront donc se passer des services de leurs Fidjiens pour les trois ou quatre premières journées du championnat. Au moins…

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Marc DUZAN
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