La rédemption passe par l’entame pour Agen

  • Les Agenais ont facilement dominé les Angoumoisins.
    Les Agenais ont facilement dominé les Angoumoisins. DDM - MORAD CHERCHARI
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Le SUA a terminé sa préparation par une victoire plutôt convaincante à Angoulême. Mais pour rivaliser contre Bayonne, il faudra absolument soigner l’entame de match, péché mignon lors des amicaux.

Voilà presque quatre ans (le 31 octobre 2017 et une victoire 45-10 contre les Zèbre) que le SU Agen n’avait plus marqué 40 points dans un match. Et à proprement parler, ce n’est pas à la mi-temps de cette rencontre contre le SA XV que l’on pouvait imaginer cette série se terminer. Parce que oui, malgré deux éclairs conclus par Railevu et Lokotui, les hommes de Régis Sonnes ont été chahutés dans tous les compartiments du jeu. Le score parlait de lui-même d’ailleurs à la pause (14-14).

Sur les trois rencontres de préparation, les pensionnaires d’Armandie ont manqué toutes les entames. Pas de quoi rassurer leur entraîneur des avants, David Ortiz, à la fin de la rencontre : «Il y a eu un moment de doute dans ce match. On avait parlé de dominer les phases de combat et de dominer les moments importants. Au final, on prend un essai sur ballon porté d’entrée.» Bref, quand l’on sait que Bayonne a réalisé deux entames tonitruantes lors de ses matchs amicaux, cela laisse augurer qu’Agen n’a pas le choix : il devra se tenir prêt d’entrée jeudi soir.

Heureusement, Vincent Farré et ses compères ont relevé rapidement la tête en seconde période. Duputs, Sloan, Graou et Zarantonello y sont allés de leur essai. 40 points inscrits, mais que valent-ils finalement ? Quel sera le visage proposé par le SUA à Jean-Dauger ? Surtout, aura-t-il les armes adéquates pour rivaliser sur les différentes phases de jeu ? Les interrogations sont nombreuses avant la première vraie opposition à balles réelles.

La bête noire bayonnaise

Une chose est certaine, les Ciel et Blanc ont un avantage psychologique. Lorsque l’on évoque l’Aviron bayonnais du côté d’Armandie, les mauvais souvenirs affluent. Notamment concernant les récentes confrontations. Si les entraîneurs de Pro D2 voient les hommes de Yannick Bru comme l’ogre de la saison, à Agen, c’est l’ombre de la bête noire qui rôde dans les esprits. Parce que oui, la victoire en terres basques, il y a un an et demi (22-23), n’est que l’arbre qui cache la forêt.

En Top 14, les Agenais ont été crucifiés deux fois à Armandie par leurs rivaux. Avant de couler également, à l’hiver dernier, à Jean-Dauger (48-20). Un temps révolu puisque le contexte sera tout autre jeudi soir. Un effectif remodelé, une charge de pression moindre puisque c’est un match à l’extérieur… Mais aussi le spectre du maintien dans l’élite qui n’existe plus.

Sans oublier les victoires lors des matchs amicaux qui rassurent. Agen se prépare à la guerre. «On sait où ils vont nous attendre, note David Ortiz. Et si l’on arrive à bien rentrer dans cette rencontre, les faire douter, nous pourrons jouer à égalité.» Pour cela, les coachs ont décidé de rameuter les troupes à l’entraînement tout au long du week-end écoulé.

L’heure de la rédemption a sonné pour le club aux huit Brennus qui n’a plus remporté de match officiel depuis février 2020. Jeudi soir, le SU Agen endosse le costume d’outsider. Et face à l’ogre bayonnais, pour ne pas être avalé froidement, il devra y faire honneur.

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Mathieu VICH
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