Mathieu Bonello (Albi) : « Il faut accepter son sort »

  • Mathieu Bonello (à droite), manager du SCA.
    Mathieu Bonello (à droite), manager du SCA. Icon Sport - Icon Sport
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Tout juste nommé manager, le technicien albigeois Mathieu Bonello veut marquer une rupture avec le passé récent, sans renier l’histoire du club. Au contraire.

Dès votre nomination, vous avez parlé de « refermer le livre ». Pourquoi ?

Il faut regarder l’instant présent, le club est en Nationale et il faut accepter son sort. Ce qui m’intéresse c’est le présent et l’avenir. Quand on ferme un livre on le range dans la bibliothèque et ces quatre ans feront partie du passé du club. Mais il est important de basculer sur un nouveau livre et d’écrire d’autres pages sans perdre l’ADN du club.

Vous utilisez souvent des mots comme travail, rigueur, un langage qui fait partie de l’histoire d’Albi…

Je veux m’appuyer sur les valeurs fondamentales et l’historique qui ont été la force d’Albi pour en faire une équipe difficile à manœuvrer. Je ne renie pas le passé. J’ai d’ailleurs choisi Saint-Girons pour notre premier match amical contre Blagnac. Ça n’a pas été un hasard. J’ai voulu faire comprendre aux joueurs que les plus belles années de ce passé ont été bâties par Éric Béchu. J’emploie aussi un mot qui est « ensemble ». C’est ensemble qu’on va y arriver et qu’on va construire une identité forte. Ensemble c’est tout le monde, staff, joueurs, dirigeants, partenaires, bénévoles, public et la ville.

Renouveler plus d’un tiers de l’effectif est-il un frein ou pas ?

Au départ 90 % de l’effectif devait rester. La question que j’ai posée aux joueurs lors du premier entretien c’est : « Est-ce que vous souhaitez continuer pour le club d’Albi ? » Certains ont eu des ambitions de jouer ailleurs ou au niveau au-dessus et il faut respecter leur choix. Donc, cette problématique des départs n’en est pas une. Le fait d’avoir plus de recrues que prévu amène de l’énergie et de la nouveauté. Ça a été un mal pour un bien même si en prenant le projet albigeois tardivement j’ai eu un recrutement pas facile à mener.

Cette année beaucoup de clubs se sont renforcés et affichent leurs ambitions. Comment vous situez-vous ?

C’est un beau championnat, difficile. Nous allons construire petit à petit. Nous n’avons pas aujourd’hui des ambitions à afficher haut et fort comme ça a été fait pendant quelques années. Je crois que nous ne pouvons pas prétendre à viser immédiatement l’accession. Une montée, cela se bâtit. Ce n’est pas en mettant de la pression qu’on y arrive, surtout dans une reconstruction. Beaucoup de clubs affichent des ambitions. Nous, on va jouer notre championnat. Nous allons batailler pour exister avec de la forte concurrence. J’ai été élevé dans la retenue. Il faut que les joueurs apprennent à jouer avec moins de pression sur les épaules. La pression, c’est le staff qui doit la prendre. Cette saison, mon objectif est de bâtir une équipe. 

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Renaud SOREL
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