Toulouse : une troisième ligne qualité France

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Le champion repart au combat à La Rochelle. Où l'attend un gros combat que devra notamment relever une troisième ligne au potentiel rare qui ne réunit, pour l'heure, que des joueurs tricolores.

Pour Toulouse, ça reprend comme ça avait fini : par un affrontement face à de revanchards Rochelais, avec une ligne de trois-quarts remodelée – sans Kolbe, les Pumas, Guitoune, Fouyssac cette fois - mais un pack costaud dans toutes ses lignes. Ce monstre à seize pattes – et bien plus – avait été le fer de lance du doublé : « On a eu un groupe d’avants hypersolidaire et surtout d’un niveau incroyable, analyse Jean Bouilhou. Pour nous, c’était même compliqué d’annoncer nos choix à ceux qui ne jouaient pas. Il y avait de l’émulation, de l’encouragement. Cette dynamique collective a rejailli sur tout le monde. C’était une des forces. »

À l’heure de partir en reconquête, sur la pelouse de son principal rival où l’attend une opposition acharnée, les Rouge et Noir sont déterminés à prouver que la gloire n’a rien changé à leur détermination et à leurs qualités : « On a montré l’année dernière que l’équipe était prête à relever tous les défis, tous les tests. Mais ça, c’est la saison passée. Tout le monde a à cœur de défendre nos titres et ce qui a été fait. Je sens les joueurs motivés, notamment devant. » Au sein du pack, la troisième ligne cherchera à avoir un impact déterminant. Petite curiosité de ce début de saison, elle est pour l’heure 100 % française, en raison de la retraite de Jerome Kaino et de l’absence du Springbok Rhynardt Elstadt : Selevasio Tolofua, Antoine Miquel, Anthony Jelonch, François Cros, Alban Placines, Yannick Youyoutte et le polyvalent Thibaud Flament se succéderont au poste sur la première partie de championnat. Une pléthore de talents tricolores comme une belle promesse : « Même si l’on a perdu Jerome Kaino, qui était un leader de l’équipe, nous avons globalement la même densité, avec des éléments qui ont un an de plus d’expérience et avec Anthony Jelonch qui a montré des choses incroyables avec le XV de France et avec Castres. Devant, on a une équipe qui tiendra la route si l’on s’en donne les moyens. »

« Chacun a vraiment un point fort »

Jean Bouilhou, en connaisseur du poste, se frotte les mains de posséder une telle matière première : « C’est intéressant, il y a des profils différents. Chaque troisième ligne a vraiment un point fort à défendre, avec des qualités marquées, que ce soit la défense, l’activité, le jeu aérien ou en porteur de balle. C’est très enrichissant pour le collectif. Après, c’est à nous de composer la bonne cuisine selon les oppositions. » Avec les montées en puissance d’Alban Placines et Antoine Miquel au fil de la saison dernière, l’embarras du choix risque de devenir permanent : « Ils étaient des capitaines dans leur équipe précédente et ils avaient montré du caractère. Ça se ressent : ce sont des joueurs de défis. Mis en concurrence, ils sont capables de s’entraîner plus et de proposer plus. C’est ce qui est intéressant de voir au travers de leur progression. Tous les gars sont pleinement impliqués : il y a les enfants du Stade comme François et Sele, qui ont baigné dans cette culture du jeu et les autres qui se fondent dans notre système car ils sont intelligents, techniques, costauds, avec du mental. » Avec toutes ces armes et avec sa flamme, le Stade toulousain repart au combat. À Marcel-Deflandre. Il ne pouvait « espérer » meilleur test pour lancer sa saison d'après.

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