Vannes ne veut (déjà) pas vivre sous pression

  • Le manager vannetais, Jean-Noël Spitzer espère voir ses joueurs signer leur premier succès de la saison en championnat ce vendredi.  Photo Icon Sport Le manager vannetais, Jean-Noël Spitzer espère voir ses joueurs signer leur premier succès de la saison en championnat ce vendredi.  Photo Icon Sport
    Le manager vannetais, Jean-Noël Spitzer espère voir ses joueurs signer leur premier succès de la saison en championnat ce vendredi. Photo Icon Sport Icon Sport - Icon Sport
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Après avoir flirté avec la victoire à Nevers, le RCV est aujourd’hui dans l’obligation d’être au rendez-vous ce vendredi pour sa première à la Rabine.

De cette défaite à Nevers, on aura surtout retenu un RCV aux deux visages. Une période initiale inconsistante (14-3 et 2 essais à 0 à la pause) et une seconde période beaucoup plus convaincante, plus en rapport avec les capacités de ce collectif. Et l’entraîneur vannetais, Jean-Noël Spitzer, de mettre alors en exergue le manque de maîtrise et de précision de son groupe, estimant après coup que son équipe n’avait pas fait ce qu’il fallait pour gagner à Nevers.

Le chantier de la touche

C’était l’analyse unanimement faîte. Ce premier rendez-vous de la saison a mis en lumière une étonnante carence au niveau de la conquête en touche. Pas moins de 6 ballons laissés à l’adversaire alors même que ce secteur avait fait l’objet d’une attention toute particulière, notamment avec Hugh Chalmers il y a trois saisons.

L’autre chantier si tant est que cela puisse en être un, c’est celui des ballons portés. Mal orchestrés, ils ont été facilement contrés à Nevers. Rien de rédhibitoire sachant que ce secteur de jeu fut l’une des grandes satisfactions de la saison passée (plus de 20 essais !). Pour espérer et ambitionner gagner contre Grenoble, le RC Vannes devra résoudre deux équations. Celle tout d’abord d’une défense plus rigoureuse, la seconde, d’afficher un visage plus réaliste en attaque.

De Grenoble, l’entraîneur vannetais redoute en effet sa capacité de conservation de balle et sa propension à mettre de la vitesse dans les couloirs sur les ballons de récupération. Face à une équipe en quête de réhabilitation après sa défaite contre Oyonnax à domicile, il est évident que rien ne sera facile.

Le bon moment ?

Steve Blanc Mappaz, ancien Vannetais et capitaine de Grenoble ne dit pas autre chose. "A minima, notre objectif est de ramener un point. Je sais très bien que c’est toujours très compliqué à la Rabine. C’est le premier match à domicile pour Vannes qui veut faire oublier sa défaite à Nevers. Je ne me fais pas de souci pour cette équipe qui a perdu quelques joueurs, mais qui en a recruté d’autres. J’ai vu aussi que cette équipe défendait de manière différente par rapport aux autres années à savoir une défense en bloc plutôt qu’individuelle. C’est vrai également sur la touche" analyse ce dernier. Lequel sent aussi, que prendre Vannes actuellement n’est peut-être pas une mauvaise chose au regard du poids des absences constatées la semaine passée. " On sait très bien que toutes les équipes, nous y compris, sont encore en rodage…" et que certains automatismes ne sont pas encore acquis. Cela a été vrai pour Vannes à Nevers et Grenoble face à Oyonnax lors de l’ouverture de la compétition. Mais Vannes peut aussi tenir le même raisonnement…

Cela exprimé, les résultats des cinq premières journées ne conditionne pas la suite du championnat. Mais ne pas prendre du retard au classement c’est toujours mieux et c’est autant de pression en moins. C’est tout l’enjeu de ce match contre Grenoble. Car après, il y aura Bayonne. Et ça, c’est une autre paire de manches !

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Didier LE PALLEC
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