Brive, la force de l’habitude

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    Brive, la force de l’habitude Diarmid Courrèges - Diarmid Courrèges
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Avec son ossature de la saison passée et ses mêmes points forts, le CABCL a réussi des débuts parfaits sur le plan comptable. Et la marge de progression reste conséquente.

Les supporters brivistes n’avaient plus vu jouer leurs favoris de près depuis un an, environ. Après cette longue période loin des yeux, ils ont retrouvé leur équipe comme s’ils ne l’avaient jamais quittée : agressive, réaliste et mobile, dans le sillage des Hirèche, Fa’aso’o et Hervé. Avec, surtout, cette forme de sérénité et des repères collectifs éprouvés sur la durée qui lui permettent de réaliser une nouvelle entame positive de championnat.

Le 6 septembre 2020, les Corréziens avaient vaincu Bayonne 42-23 pour s’emparer de la première place, très honorifique, au soir de la première journée. Rebelote un an après avec un nouveau succès contre un autre prétendu concurrent, Perpignan, sur une marge similaire, le tout agrémenté d’un bonus offensif. « Le groupe reste à peu près le même depuis trois ans, Jeremy (Davidson, N.D.L.R.) nous fait travailler dur, sourit Enzo Hervé. On sait de quoi l’on est capable. » Et Joris Jurand de jouer les historiens : « Quand Brive gagne son premier match, il ne descend pas apparemment… » Avec un Enzo Hervé qui n’en finit plus de repousser ses limites, une ligne de trois-quarts techniquement au point et, surtout, un paquet d’avants diablement efficace dans le combat dynamique, ce CABCL possède des arguments sérieux pour exister dans l’élite. Et pourquoi pas pour approcher la huitième place espérée par Simon Gillham… À la condition, évidemment, de ne pas s’enliser dans l’indiscipline, un des péchés mignons de l’exercice passé. Samedi, à la demi-heure de jeu, l’arbitre avait déjà pénalisé à sept reprises les hôtes du jour. Toutes les habitudes ne sont pas bonnes…

Abadie et Ratuva, un souffle nouveau

Si les Corréziens ont pu s’appuyer sur l’ossature d’un effectif stable, les deux nouvelles têtes alignées samedi ont apporté une précieuse contribution. À commencer par Paul Abadie, plein d’allant dans sa conduite du jeu et de précision dans l’occupation. Sa titularisation, en lieu et place de Vasil Lobzhanidze, a été couronnée de succès : « Nos recrues étaient ciblées, explique Jeremy Davidson. On a pu voir les capacités de Paul, c’est un gros joueur. » « Il est très bon, il apporte beaucoup de qualités techniques et a de l’expérience », apprécie Enzo Hervé. Le second baptisé du jour, Tevita Ratuva, aura fêté sa première au Stadium avec un essai et un impact déterminant. Le Fidjien peut être un nouveau fer de lance du pack : « Tex manque un peu de repères et de caisse car il a repris il n’y a pas longtemps mais il a répondu présent. »

Ce départ parfait sur le plan comptable confère un optimisme mesuré : « On attaque le championnat avec de la confiance, résume Enzo Hervé. On voulait montrer aux autres que ça n’allait pas être facile de gagner chez nous. Le groupe reste sur ses objectifs. Ce n’est pas le moment de brûler les étapes. » Après tout, vaincre un promu à domicile tient de la logique pour les Corréziens. À Montpellier, samedi, ce sera un tout autre défi. De ceux qui peuvent donner une nouvelle tournure à une saison.

 

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