Toulon avance en ordre serré

  • Gervais Cordin et les siens ont concédé le match nul sur la sirène.
    Gervais Cordin et les siens ont concédé le match nul sur la sirène. Icon Sport - Icon Sport
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Au-delà du bilan comptable, les Toulonnais veulent retenir l’état d’esprit, et leur capacité à faire la guerre ensemble, pendant plus de 80 minutes.

S’il leur a souvent été reproché d’agir en réaction, les Toulonnais se sont fait la promesse de construire en action cette saison. Dès lors, bien que privés d’une vingtaine de joueurs dont au bas mot d’une dizaine de cadres- les Varois s’étaient promis de démarrer leur exercice par une rencontre "consistante". Ô diable les relances du bout du monde et autres interminables séquences de possession qui mènent à des matchs spectaculaires mais à l’issue pas toujours heureuse, ces Rouge et Noir voulaient marquer leurs adversaires, et construire leur succès méthodiquement.

Et comme par magie, à l’heure où le rugby reprenait vie à Mayol, les ouailles de Patrice Collazo ont réalisé une performance sérieuse. Sans être spectaculaires, et même s’ils ont commis quelques maladresses, les Toulonnais ont respecté le sens du jeu, en poussant les Montpelliérains à la faute, et en prenant les points quasiment à chaque fois que ces derniers se présentaient.

"Il faut d’abord casser la tête aux mecs"

Mais parce que le mérite n’a pas la moindre valeur dans le sport de haut-niveau, Toulon -qui avait jusqu’alors laissé le score au MHR pendant seulement neuf minutes- a fini par baisser pavillon après la sirène. Cruel ? Pourtant l’essentiel semblait ailleurs : « J’ai trouvé un collectif, une équipe qui avait envie de faire les choses ensemble : ça faisait longtemps que l’on courait après cela, appréciait Patrice Collazo. D’autres joueurs vont venir s’y greffer, mais si on y met l’esprit du combat ça va venir. Car avant de parler de rugby, de stratégie, de technique, de passe, de marquer des essais ou de traverser le terrain, il faut d’abord casser la tête aux mecs. »

Déçus mais pas abattus, les Varois voulaient donc retenir de cette rencontre l’état d’esprit : « J’ai vu des mecs morts de faim. Ils sautaient sur tout ce qui bougeait. On voulait poser des bases sur l’état d’esprit, l’engagement et le collectif. […] On a montré que ce n’était pas très cool de jouer contre Toulon… » Et si tout le monde savait depuis de longs mois que cette équipe ne manquait pas de talent, elle est cette fois parvenue à prouver qu’elle n’était pas non plus en reste au niveau du caractère. Et si cela s’est avéré insuffisant pour venir à bout du MHR, nul doute que cette volonté d’avancer main dans la main sera le prérequis indispensable à une belle saison du RCT. 

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Pierrick Ilic-Ruffinatti
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