Les Neversois attendus au tournant de la rigueur

  • Après une défaite sur le fil face à Vannes, Janick Tarrit et ses coéquipiers affronteront Oyonnax ce week-end. Photo Icon Sport
    Après une défaite sur le fil face à Vannes, Janick Tarrit et ses coéquipiers affronteront Oyonnax ce week-end. Photo Icon Sport Icon Sport
Publié le , mis à jour

Pour dominer des «Oyomen» revanchards, les Neversois devront éviter les points cadeaux et élever l’intensité dans le combat.

Depuis le début de saison, la projection des fins de match de l’USON Nevers Rugby pourrait pimenter les électrocardiogrammes des cardiologues nivernais. Après deux pénalités de près de 50 mètres renversant Vannes sur le fil (20-16), l’ouvreur jaune et bleu Shaun Reynolds a encore eu le destin des siens au bout du pied dans le «money time» sur la pelouse de Provence Rugby. Un poil trop courte, sa pénalité n’a pas offert les points du nul à son équipe (26-23), chahutée pendant quarante minutes par les Aixois avant de livrer une seconde période plus intense et appliquée.

Face à Oyonnax, les hommes de Xavier Péméja devront ébarber leur «production» de ces erreurs qui leur ont coûté la victoire en Provence : « Ce match est râlant parce qu’on donne des points sur deux moments forts. Un essai et une pénalité, ce sont dix points qui nous font mal. On sait qu’en Pro D2 tous les matchs vont être serrés. À nous de gommer les erreurs trop simples, de ne pas faire de cadeaux ; ça ne dépend que de nous », prévient le manager neversois. Ardents face aux Bretons dans un Pré-Fleuri bouillonnant de ferveur, ses joueurs ont montré moins de rudesse dans le fief des Provençaux, lors de la première période notamment : « On a été bon dans l’état d’esprit, dans l’engagement, mais je trouve qu’on a un peu trop subi. Il faudra que l’on soit plus fort dans le duel face à Oyonnax.»

S’imposer à domicile

Comme cinq des six équipes du top 6 de la saison passée, les joueurs de Joe El Abd étaient repartis du Pré-Fleuri avec la victoire, en avril (20-15). La défaite, amère et logique, avait dispersé les ultimes espoirs de phases finales des Neversois. Après Vannes, et avant de boucler ses confrontations avec ses tourmenteurs de l’an passé : Colomiers et Grenoble en octobre, Rudy Derrieux et ses coéquipiers abordent le match face aux Oyomen avec l’envie de montrer au Pro D2 l’image d’une forteresse guérie de ses brèches. "Il faut arrêter de penser au passé", balaie le trois-quarts centre. « On doit se concentrer sur nous. On est sûr de nous, de notre jeu. Le retour du public nous a fait du bien. Le match contre Vannes a apporté de la confiance, et on a été à deux doigts de gagner à Aix-en-Provence. La confiance ne va rester que si on fait de bons matchs. » 

Le premier bloc des Neversois, qui se terminera par deux déplacements à risques à Bayonne et Béziers, interdit la défaite à la maison : « Quand on a vu le calendrier, on a tout de suite compris qu’on ne pourrait pas faire d’erreur à domicile.» Un faux pas justement vécu par les joueurs de l’Ain, qui ont annulé leur exploit inaugural à Grenoble en s’inclinant face à Colomiers : « On connaît très bien Oyonnax, on sait qu’ils vont vouloir rattraper très vite les points perdus chez eux. On est prévenus, assure Rudy Derrieux. Il faudra être au niveau dans le combat, l’intensité. »

Des valeurs à l’export inaliénables pour une grosse écurie comme Oyonnax, naturellement encline à l’expédition avide plutôt qu’au voyage aride. « Leur défaite à domicile ne change rien, relativise Xavier Péméja. S’ils avaient gagné, ils seraient venus chez nous dans le but de confirmer leur invincibilité. »

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Sébastien Chabard
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