Rouen accroche le nul sur le gong

  • Rouen accroche le nul sur le gong
    Rouen accroche le nul sur le gong Icon Sport - Icon Sport
Publié le

Bourg-en-Bresse et Rouen partagent les points dans un match que les Bressans n’ont pas su gagner. Et que les Normands auraient pu arracher sur le fil.

« Ce sont deux bons points. Très bons, je ne sais pas !" Malgré ce petit questionnement, l’entraîneur de Rouen, Nicolas Godignon, avait le sourire après le match nul accroché par son équipe (20-20) sur la pelouse de Bourg-en-Bresse. Ce sont deux bons points pour Rouen si l’on se souvient qu’à l’heure de jeu, les Violets menaient 20-12 et deux essais à zéro. Mais cela constitue aussi une forme de minimum, à la vue de la domination normande dans le dernier quart d’heure, concrétisée par un essai de Michallet (20-20). Dont la transformation juste avant la sirène a fui les perches. "Je pense que nous avions la capacité de gagner sur la fin du match, estime le coach du RNR. Ce sont deux bons points car ce sont des choses que nous n’étions pas capables de réaliser l’année dernière, notamment contre nos concurrents directs. »

Car les Normands ont d’abord couru derrière le score. Dans le premier acte, ils se sont notamment appuyés sur leur mêlée avant que les Burgiens ne renversent ensuite la tendance dans ce secteur. Les visiteurs ont aussi opposé une grande résistance dans les rucks, évitant ainsi que Bourg-en-Bresse ne développe son jeu rapide. « Nous avons courbé l’échine, énonce le coach Nicolas Godignon. Nous avons laissé passer les orages, fait front et avons été capables de revenir dans les derniers instants pour s’offrir la balle de match. » Le capitaine Fabien Vincent apprécie le scénario car Rouen avait plutôt l’habitude de laisser filer en fin de partie les saisons précédentes. Et confie : « De bons résultats à l’extérieur où nous restons soudés pendant quatre-vingts minutes, c’est sûr que cela forge un groupe. »

Le frein à main

Et c’est forcément plus facile de construire là-dessus pour les Rouennais que pour les Bressans. Pour leur deuxième match à domicile, ils ont à nouveau fait jeu égal avec leurs adversaires. Mais ont encore fini par laisser échapper la victoire. « Il nous a manqué un peu de précision, de calme et de maîtrise, estime le demi de mêlée Florent Campeggia. Notamment lorsque nous menions de huit points. » Lucide, l’entraîneur Yoann Boulanger confie : « On sent que l’équipe a encore le frein à main. Elle doute car elle a peur du résultat. Il faut se libérer. Je crois vraiment en la progression dans notre jeu car cela peut nous amener de la confiance. Avoir de la maîtrise et se lâcher un peu plus. »

Capables de mettre à mal leurs adversaires, les Burgiens ont juste besoin d’un déclic. « Il y a une barrière psychologique à faire péter, confirme l’entraîneur. Avec les aléas, nous avons aussi dû bricoler sur certains postes et cela amène du doute et du manque de sérénité. Mais en étant convaincus de ce que nous faisons, nous pourrons changer la donne. » 

Cet article est réservé aux abonnés
Abonnez-vous pour en profiter
à partir de 7,90€/mois, sans engagement
  • Tous les articles en illimité sur le site et l'application
  • Le journal en version numérique dès 20h30 la veille
  • Les newsletters exclusives
Julien Veyre
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?