Toulouse s'est appuyé sur ses fondamentaux pour construire sa victoire

  • Cyril Baille à la charge face à Montpellier
    Cyril Baille à la charge face à Montpellier Midi Olympique - Patrick Derewiany - Patrick Derewiany
Publié le , mis à jour

Leader invaincu du Top 14, le Stade toulousain - encore en manque de repères collectif sur le plan offensif - a construit son début de saison réussi sur son exemplarité sur les fondamentaux de ce sport et notamment dans le combat.

Trois matchs, trois victoires, dont deux à l'extérieur. Et une première place confortée au classement. Rien n'a vraiment changé dans le rugby français : Toulouse reste dominateur. « C’est idéal, on aurait signé d’entrée pour ça », place Jean Bouilhou. D'autant qu'à Ernest-Wallon, encore plus qu'ailleurs, on est tourné vers l'avenir, notamment international. « On voulait engranger beaucoup de points sur les neuf matchs avant la tournée de novembre même si on savait qu’on serait un peu en retard sur la préparation », poursuit l'entraîneur des avants. Ses hommes le sont. Ce qui explique certaines approximations offensives, collectives ou individuelles. « Il y a eu beaucoup d’en-avant et on n’arrive pas encore à mettre notre système de jeu en place mais ça va venir », promet le nouveau venu Anthony Jelonch. N'empêche, la vérité est là, implacable. Ce Stade toulousain ne perd pas. Samedi, à Montpellier, il a encore offert une leçon de réalisme mais aussi d'état d'esprit.

Déjà la saison passée, émoussé par un exercice à rallonge, Toulouse avait su adapter son rugby en fonction du contexte, de ses propres ressources et des qualités de son adversaire, pour devenir une bête redoutable. Sur leurs premières sorties, les champions de France et d'Europe sont sur la même lignée. Et, quand les repères ne sont pas encore là, c'est d'abord dans le combat que les Rouge et Noir se réfugient. « Les gars ont voulu répondre présent dans ce secteur, confirme Bouilhou. Ça s’est vu en première mi-temps avec beaucoup de contre-rucks et de ballons grattés. Montpellier a poussé près de notre ligne mais ils ont combattu, ont plaqué et récupéré des ballons. Ce sont les bases qui nous font gagner à la Rochelle et ici. »

Ramos : « Les avants se le mettent derrière l'oreille... »

Le tempérament des troupes a aussi été mis à rude épreuve dans des dernières minutes qui aurait pu leur échapper, quand ils ont terminé à treize contre quinze, avec une ultime munition adverse sur leurs trente mètres... « C'est bien aussi de finir comme ça, balance Thomas Ramos. Cela montre notre caractère. » Et, malgré les titres accumulés depuis 2019, ce groupe n'en manque pas alors qu'une décompression naturelle, voire même une forme de suffisance, auraient pu se faire sentir. Pas le genre de la maison. Les Stadistes ont promis qu'ils n'étaient pas rassasiés, ils n'ont pas menti. Il n'y a qu'à voir la guerre livrée par le pack dans l'Hérault. « Ce qui fait notre force, c'est aussi d'avoir un gros paquet d'avants », félicite Ramos. Et de sourire : « Quand ils entendent que ce ne sont pas les meilleurs du championnat, ils se le mettent derrière l'oreille... A la fin du match, je crois qu'ils pouvaient regarder ceux de Montpellier droit dans les yeux. »

Au sol, les hommes d'Ugo Mola ont longtemps fait la loi, notamment avant la pause. Domaine dans lequel, en plus d'un Marchand toujours royal, Jelonch est un apport de poids. Et c'est ce qui leur a en partie permis de ramener quatre nouveaux points de Montpellier. Mais chacun est conscient qu'il faudra faire plus et mieux dans les semaines à venir pour franchir un cap en termes de contenu. « Pour ce qui est du jeu, on a du travail, ne cache pas Bouilhou. Il a manqué un peu d’énergie sur la deuxième mi-temps. On aurait pu jouer davantage, être plus ambitieux pour aller marquer d’autres points et ne pas se contenter de cet avantage. Notre ADN, c’est de conserver le ballon un peu plus. » C'est dire la marge de cette équipe à ce jour.

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Jérémy FADAT
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