Massy deux tons au-dessus

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    Nationale : Massy deux tons au-dessus Hélène Brasseur - Hélène Brasseur
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Dans cette rencontre entre deux équipes toujours à la recherche de leur premier succès, les Massicois ont emballé la partie de façon incessante. 

Les Massicois ont débloqué leur compteur contre Angoulême dans une forme de maestria collective vraiment réjouissante. Ils ont usé d’intelligence, de force, d’audace, de tout ce qu’ils ont pu saisir dans l’emballement qu’ils ont fait de ce choc qui n’a pas eu lieu, pour mettre au pas des Charentais vraiment trop timorés. Les deux adversaires se trouvaient-ils vraiment dans la même situation comptable ? Et avaient-ils vraiment le même besoin de réaliser un match référence pour sortir de la nasse ? Cela n’a pas été démontré par les hommes d’un Vincent Etcheto désabusé sur le banc à la fin de cette déroute à trente points, et rentrant au vestiaire avec sa mine des mauvais jours. Il a annulé le début des vacances de ses joueurs et programmé un entraînement ce lundi. « Je ne reconnais pas les joueurs, je ne sais pas ce qui se passe », a déclaré son adjoint Tanguy Kerdrain entre deux portes, tandis que son président Didier Pitcho lui enjoignait de rejoindre la causerie de son manager dans un geste de sauvetage du collectif. Lui n’avait pas souhaité réagir à chaud quelques minutes auparavant. Angoulême avait montré quelques failles jusque-là, en ne parvenant pas à collecter des victoires à portée de bras. La journée d’hier a enfoncé dans ses insuffisances cette équipe passée au révélateur d’un match trop intense pour elle. Dans tous les secteurs de jeu, la confrontation a tourné à l’avantage des Massicois. La touche a tourné un peu à la plaisanterie.

Comme des Crabos

Sautant, ne sautant pas, attendant leurs adversaires en bas, ou les contrant en l’air sur quelques impulsions bien choisies, les Massicois ont empêché les Angoumoisins de construire à leur guise par leur comportement illisible, qui a ramené cette phase de jeu à un équilibre des forces malgré l’avantage qui semblait devoir naître d’un alignement charentais beau en hauteur. Et sur la seule prise de balle sur laquelle véritablement les visiteurs ont pu organiser un lancement d’action, le demi d’ouverture sud africain de Massy Jaun Kotze, s’est glissé malicieusement entre deux joueurs, en sortant complètement de sa ligne de défense, pour réaliser une interception conclue en dribbling quatre-vingt dix mètres plus loin par son ailier Alex Preira. Même dans ses moments faibles, cette équipe de Massy s’est révélée intelligente. Et dans ses moments forts, elle s’est montrée sérieuse. Elle a complètement dominé le secteur de la mêlée fermée en y glanant quelques pénalités précieuses. Dans le jeu courant, la prestation des Franciliens a pris la forme d’un match de leur équipe Crabos jouant à peu près chacun des ballons disponibles.

Leur ailier Yérémi Fall y jouait la saison dernière, en Crabos, et son match plein a rappelé aussi de quel réservoir de jeunesse disposait toujours ce club. « On est rassuré, on a mis en place ce que l’on bosse depuis trois mois », a apprécié le capitaine Andrew Chauveau. « Je suis vraiment très content », souriait le président François Guionnet. Dans la semaine, l’entraîneur des avants Julien Maréchal minimisait l’importance du résultat de ce match. Il disait aussi qu’il pouvait lancer une très belle dynamique, en cas de succès. C’est chose faite. Après leur erreur commise à la maison contre Blagnac, et leur manque de réalisme subi à Albi, ils ont remporté leur premier succès avec la maîtrise et l’audace d’une équipe qui n’avait aucun doute sur ses propres capacités. Au contraire d’Angoulême.

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Guillaume CYPRIEN
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