Le CO et la mêlée de fer

  • Ben Nicholas et Tichit se mesureront à de solides opposants en mêlée
    Ben Nicholas et Tichit se mesureront à de solides opposants en mêlée Icon Sport - Icon Sport
Publié le , mis à jour

Les Tarnais demeurent invaincus après trois journées. Ils se méfient grandement de ce déplacement à Paris, chez la bête blessée à la mêlée de fer…

Sur le pur plan comptable, l’opposition entre le Stade français et le Castres olympique s’apparente déjà à un grand écart. Un vertigineux saut dans le vide entre une équipe tarnaise en pleine confiance, seule formation toujours invaincue avec le Stade toulousain et déjà créditée de dix points au classement ; et un Stade français figé à zéro point, se débattant en plein doute, à une place de lanterne rouge indigne de son standing et des moyens déployés pour briller. Ce Top 14 très concurrentiel, on le sait, ne laisse pas de temps.

Voilà la vérité du classement. Celle du terrain, elle, est souvent bien différente. Et Pierre-Henry Broncan, manager du Castres olympique, sait mieux que quiconque que le tableau ne reflète en rien la valeur réelle de l’équipe parisienne. «Il n’y a pas le feu au lac. Seuls trois matchs se sont déroulés. Le Stade français a perdu dans le derby contre le Racing 92, puis contre une équipe de l’UBB qui venait de prendre trente points contre le promu en ouverture du championnat et qui voulait absolument se relever. Enfin, la semaine dernière, Paris était à Toulon avec une équipe "bis" pour bien nous recevoir samedi. Je ne suis pas très inquiet pour les Parisiens, ce classement ne reflète en rien la qualité de cette équipe. Et nous sommes très méfiants avant ce déplacement.» Un secteur est particulièrement ciblé par le staff castrais, celui de la mêlée. «Je pense que le Stade français dispose d’une des meilleures mêlées du championnat, avec des joueurs tels que Alo-Emile ou Latu. Nos joueurs vont passer un vrai test dans ce secteur.»

Un banc plus profond

Les premiers matchs ont déjà apporté quelques certitudes quant à la tenue de l’édifice castrais. Pour preuve, le CO a gagné 87 % de ses mêlées face à Bordeaux-Bègles (5 sur 6) : «Nous avons obtenu des résultats corrects mais la mêlée est une phase de jeu sans cesse remise en cause. Karena Wihongi (entraîneur spécialiste de la mêlée au CO, N.D.L.R.) répète souvent aux joueurs de ne pas trop célébrer les mêlées victorieuses car celle d’après peut tourner différemment. Le temps passe, mais le rugby ne change pas. La mêlée est toujours fondamentale.» Forts de ce constat, les Tarnais ont profité de l’intersaison pour bien se renforcer en première ligne, avec des recrues telles que les piliers Quentin Walcker ou Antoine Guillamon, ou le talonneur Kévin Le Brun qui sont, de l’avis de leur manager «parfaitement dans les temps de leur progression.» Derrière les tauliers que sont Antoine Tichit, Gaëtan Barlot ou Wilfrid Hounkpatin, le banc de la première ligne semble plus profond que jamais. Voilà qui ne sera pas de trop pour contrer l’édifice parisien.

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David BOURNIQUEL
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