Toulon en quête de "l’instinct de tueur" face à Perpignan

  • Le succès acquis contre les Parisiens va-t-il enfin permettre aux Toulonnais de Jules Danglot de jouer libérer ? Photo Midi Olympique - Patrick Derewiany
    Le succès acquis contre les Parisiens va-t-il enfin permettre aux Toulonnais de Jules Danglot de jouer libérer ? Photo Midi Olympique - Patrick Derewiany
Publié le , mis à jour

S’ils se sont trouvés sur l’agressivité et la volonté d’avancer, les Varois ont fait preuve d’un cruel manque de réalisme depuis le début de saison. à rectifier, s’ils veulent accrocher une première victoire à l’extérieur.

Dimanche, dans la douceur de Mayol, les Varois ont déroulé leur rugby. En passant trente-huit points à des Parisiens aux abois, les joueurs de Patrice Collazo n’ont pas semblé inquiets au moment d’arracher leur premier succès de la saison. Il n’empêche qu’à froid, s’ils étaient heureux d’avoir conforté le bonus offensif après la sirène, les Rouge et Noir ne parvenaient à se satisfaire pleinement de ces cinq points. La principale ombre au tableau ? Leur difficulté chronique à tuer définitivement un match qu’ils s’étaient pourtant rendus (très) facile dès les premières minutes. «Au-delà du résultat, je sais que nous avons oublié plus de la moitié (des points) en route, grinçait des dents Patrice Collazo. En première mi-temps, au bout de treize minutes nous étions entrés quatre fois dans la zone de marque, pour seulement trois points…»

«Des penaltys sans goal…»

Dominateurs dans le combat, capables de faire la guerre aux Parisiens dans les rucks et même de les étouffer par le rythme imposé par les trois-quarts, les Varois ont pourtant peiné à creuser l’écart, la faute à cet évident manque de réalisme. Parce qu’une fois n’est pas coutume ? Sauf que cette absence de sang-froid est caractéristique du début de saison, en témoigne le terrible manque de réussite face à Montpellier ou surtout lors de la première mi-temps à Toulouse où, après avoir tenu le ballon pendant quarante minutes, les Varois étaient rentrés aux vestiaires menés de dix-sept points (20-3). «Nous avons eu des manques dans la zone de marque et c’est dommage. Ce qui me dérange, c’est la précipitation, le manque de précision», reprenait le manager.

Que ce soit en perdant des munitions en conquête ou en «jetant des ballons dans le trafic sur des passes hasardeuses», les Toulonnais ont donc gâché trop d’opportunités franches en trois journées et doivent impérativement rectifier le tir, bien conscients qu’ils n’auront pas toujours trente points d’avance. «Le seul bémol, c’est la finition et les zones de marque, poursuivait Patrice Collazo. Là, ça va car tout s’enclenche, mais quand il y a des penaltys sans goal, il faut les filer au fond !» Dès lors, face à une équipe de Perpignan déterminée à rester invaincue à Aimé-Giral, le réalisme pourrait être l’une des clés de la rencontre. À Sergio Parisse de surenchérir : «Il y a des matchs où nous n’aurons pas autant d’opportunités et il faudra être plus pragmatiques, plus efficaces. Aujourd’hui, nous avons gaspillé pas mal d’opportunités : certes, le score est en notre faveur mais il y aura d’autres fois où ce sera beaucoup plus serré et il ne faut pas laisser trop de points en route. Sinon, nous le paierons cash.»

Parce que "dominer n’est pas gagner" comme le veut le poncif, et même s’il s’est replacé dans la course aux six premières places grâce à ce succès bonifié face à Paris, le RCT connaît sa principale marge de progression. À ses joueurs, désormais, de devenir des tueurs à sang-froid. Afin de faire mouche sur chaque occasion franche ? On jurerait que la saison en serait grandement simplifiée.

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Pierrick ILIC-RUFFINATTI
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