Béziers terrasse sa bête noire

  • Pierre CAILLET (Béziers).
    Pierre CAILLET (Béziers). Icon Sport - Icon Sport
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Sérieux et appliqués sur les fondamentaux, les Biterrois s’en sont remis à des valeurs essentielles pour vaincre Nevers.

La satisfaction était de mise avec le sentiment du devoir accompli après le rude combat mené face à l’USON. Car si de la crainte n’émanait pas forcément des Héraultais auprès de leurs adversaires, la méfiance était perceptible jusqu’à cette forme de délivrance validée par ce succès. Le capitaine Thibaut Bisman a apprécié les ingrédients proposés : "Le maître-mot était la confiance, celle qu’on misait sur nous. Et cela jusqu’au banc de touche avec comme seule issue de vaincre." Des comportements en adéquation avec le discours relayé en semaine et des qualités défensives retrouvées face aux puissants Bourguignons qui se sont heurtés inlassablement sur le rideau dense fourni par les Biterrois. Dorian Marco-Pena, le talonneur, y revient : "Malgré des fautes évitables, on fait le nécessaire sur nos phases de domination. Au final, les petits détails nous sourient avec le travail qu’on y met au quotidien." Et vaincre Nevers, un fait majeur pour l’ASBH souvent maudite face aux Nivernais, il rajoute : "On avait ça dans un coin de notre tête, on a rectifié le tir et on bat notre chat noir depuis quelques années, ça fait plaisir."

Très consistant sur les duels, les locaux ont tenu la comparaison dans la gestion, un paramètre conduit avec autorité par Béziers comme le relève l’entraîneur Pierre Caillet : "J’avais indiqué aux joueurs que la pression devait être positive, qu’il fallait oser. J’ai observé moins de crispation et on peut avancer avec des idées pour la suite."

"On s’est pris pour d’autres"

Les mines étaient moins enjouées du côté de l’Uson, où Xavier Péméja, l’entraîneur Bourguignon, félicitant son acolyte en seigneur lors d’un échange, avait décelé des signes de décompression après le nul ramené de Bayonne auparavant : "Les vieux démons sont revenus. Je n’ai pas vu d’opposition de notre part et j’ai eu peur de la catastrophe. Mes garçons regardaient le sol au retour de vestiaire, faut qu’on arrête avec ça. On pouvait terminer le bloc autrement et on retombe dans nos travers." Pointant du doigt de nombreux secteurs, y compris les rotations qui n’auront rien changé, il souffle encore : "On va couper quelques jours, et puis quand on se reverra, je veux qu’on échange sur les raisons de ces nuances d’un week-end sur l’autre."

Une explication de texte sans pour autant dénigrer un début d’exercice très encourageant. Un bilan de la même espèce pour les Héraultais qui pointent à la sixième place après le terme de ce premier bloc, devançant d’une unité les Nivernais. Deux formations qui pourraient se mêler à la lutte à la qualification durant les prochaines échéances à venir.

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Rémy RUGIERO
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