Clermont dans l'urgence d'une (re)conquête

  • L’ASM de Paul Jedrasiak a un meilleur rendement depuis quelques semaines. Une tendance à confirmer.
    L’ASM de Paul Jedrasiak a un meilleur rendement depuis quelques semaines. Une tendance à confirmer. Photo Aurélien Delandhuy
Publié le , mis à jour

Incapable de battre le Racing au Michelin depuis maintenant quatre ans, l’ASM sait pertinemment que son salut ne pourra passer que par un alignement plus précis.

C’est peu dire que les Clermontois ont fait forte impression dimanche dernier, sur la pelouse d’Ernest-Wallon. Le problème ? Il est que leur performance collective la plus aboutie de la saison n’a rapporté aucun point au classement, engluant l’ASM à une 13e place où elle pourrait malheureusement rester scotchée en cas de nouvelle contre-performance à domicile. « Pendant 70 minutes, on a pratiquement joué notre match de référence, à la nuance près qu’il nous manque des points, que ce soit au tableau d’affichage ou au classement, résumait le deuxième ligne Paul Jedrasiak. On a bien vu ces dernières saisons qu’une qualification pouvait se jouer à un ou deux points près, alors il commence à devenir urgent d’en rentrer. »

Un impératif que les Clermontois ne pourront assumer qu’en gommant certaines scories affichées à Ernest-Wallon, que l’analyse vidéo n’a pas manqué de mettre en exergue. « Dimanche dernier, il y avait la frustration du résultat, mais aussi le sentiment d’avoir malgré tout réalisé un bon match, notamment dans notre engagement, avançait Jedrasiak. Mais après le retour vidéo, nous avons forcément mis l’accent sur les points qui nous ont manqué. Ça n’a fait qu’amplifier notre frustration, mais surtout donné envie de nous remettre au travail pour corriger tout ça, parce que nous sommes convaincus d’avoir encore une énorme marge de progression. »

Détails collectifs

Cette marge de progression ? Elle se matérialise dans de menus détails comme « Des réglages au niveau de notre défense ou de notre répartition sur le terrain en attaque », dixit Jedrasiak. Mais surtout en touche, où les huit ballons égarés dans les airs à Toulouse ont fatalement pesé très lourd, que ce soit pour le gain du match (deux pénaltouches manquées en première mi-temps) ou l’obtention du bonus défensif (deux dernières opportunités gâchées).

De quoi rager, d’autant que depuis le début de la saison, l’alignement auvergnat n’avait jamais connu d’aussi flagrant trou d’air… « La première explication à ce déchet, c’est la qualité du contre en touche du Stade toulousain, glissait sportivement Jedrasiak. Mais aussi des petits détails qui relèvent du collectif, et surtout pas de la faute d’un seul joueur. Je parle ici de choses comme la rapidité des sauts ou des lifts, par exemple, mais qui bout à bout peuvent faire une énorme différence entre une touche gagnée ou perdue. » Lesquelles sont loin de toujours se résumer à la seule faute du lanceur, comme les supporters du dimanche l’imaginent trop facilement…

Au révélateur du racing

Quoi qu’il en soit, le chantier de la touche est d’autant plus urgent à régler cette semaine qu’après Toulouse, les Auvergnats se mesureront à l’alignement du Racing, probablement le plus performant de France avec celui de Bordeaux. Une équipe qui fait des misères à l’ASM depuis désorais trois ans, puisqu’elle reste sur 5 succès de rang contre Clermont, qui n’a plus battu le Racing au Michelin depuis 4 ans (le 23 septembre 2017, 23-21) ! « Je ne suis pas particulièrement superstitieux, mais il faut effectivement que cela change et qu’on trouve les ingrédients pour renverser la vapeur face à eux. La touche, c’est comme la mêlée : qu’on sorte d’un 100 %, un 80 % ou un 50 %, cela reste un secteur qu’il faut toujours travailler sérieusement, sinon on se plante le week-end suivant. On sait qu’on va encore affronter une équipe dont l’alignement est très sérieux, mais ce qui va se passer va avant tout dépendre de nous. »

Et de l’engagement des Clermontois, face à des Racingmen qui souffrent depuis le début de la saison dans les épreuves de force collective. Mais chut ! N’anticipons pas…

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