La nouvelle chance du XIII

  • Le coach du TO XIII Sylvain Houles célèbre la victoire de son équipe
    Le coach du TO XIII Sylvain Houles célèbre la victoire de son équipe Icon Sport - Icon Sport
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L'édito du lundi 11 octobre par Emmanuel Massicard...

Pas question, ici, de plagier Jacques Verdier et plus particulièrement l’une de ses dernières chroniques, parue dans Midi Olympique en septembre 2018, qui sert toujours de référence aux membres de la communauté treiziste. Pour autant, difficile de passer à côté du sujet quand, trois ans plus tard, le treize revient sur le devant de la scène, toujours dans le sillage des Dragons Catalans et désormais du Toulouse Olympique.

Le rugby accroché à l’âme, Jacques avait vu "la chance du treize" dans le premier titre des Dragons, en Cup. Ou comment cette discipline recroquevillée sur ses fiefs régionaux, manquant d’air et cherchant un nouveau souffle, devait profiter de l’aubaine pour s’inventer un avenir largement plus radieux.

Trois ans et un mois plus tard donc, retour au constat du passionné éclairé : les performances sportives des locomotives treizistes, leurs talents et les personnalités de leurs emblématiques présidents (Bernard Guasch et Bernard Sarrazain) représentent une nouvelle chance pour le XIII. D’autant plus belle que les "Dracs" ne sont plus seuls en Super League : le "TO" qui cherchait l’aubaine sur tapis vert, a acquis sportivement sa légitimité. L’histoire n’en est que plus belle.

Cette fois, le désert n’est plus médiatique et la discipline qui s’est très longtemps dite délaissée n’a plus d’excuses pour surfer sur l’allant d’une flamme enfin communicative. Elle devra aussi oublier l’éternelle rengaine du mal-aimé, victime du gouvernement de Vichy et, plus tard, du combat frontal imposé pendant des années par Albert Ferrasse, président au gant de fer.

Nous n’en sommes plus là et c’est heureux, même si le XV et le XIII gardent leurs frontières ; même si les deux disciplines marchent dans des directions parfois opposées, selon des modèles de développement qui leur sont propres et des réalités socio-économiques différentes. Le pire serait de les voir continuer à s’opposer, jaloux les uns des autres et craintifs au lieu d’être ambitieux.

Le présent et ses réussites permettent d’atténuer les griffures du passé. Au XIII d’amplifier la dynamique -réelle- autour des deux bastions et plus encore du fameux triptyque qu’ils composent avec la fédération, porteuse du projet Coupe du monde 2025 comme le XV s’est relancé autour de l’organisation du Mondial 2023. C’est le combat de Luc Lacoste, président déterminé à casser les codes de la division au sein de la famille treiziste et à dynamiser sa discipline sur l’ensemble de l’Hexagone, à l’assaut des grandes villes.

Car ne vous y trompez pas, les réussites formidables des Dragons et du "TO" ne seront jamais rien si elles ne profitent pas directement à l’équipe de France et si elles ne rejaillissent pas sur la formation, en ramenant les gosses vers les écoles de rugby. C’est tout l’enjeu de la reconstruction derrière ces belles locomotives, pour que le XIII n’attende pas trois ans avant d’avoir à partager ce qu’il a de meilleur avec le plus grand nombre.

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