Trévoux-Chatillon, une équation difficile

  • Trévoux-Chatillon a été stoppé définitivement.
    Trévoux-Chatillon a été stoppé définitivement. Photo DR
Publié le

L’équipe de Trévoux-Chatillon, liée au XV de la Dombe a refusé sa rétrogradation en Troisième-Quatrième Série et a refusé de repartir cette saison. Cela pose la question délicate de la gestion d’effectif pléthorique.

Trévoux-Chatillon ne jouera pas cette saison. Pour comprendre pourquoi, il faut faire un bref retour en arrière. Il y a quelques saisons, le club était parvenu à monter en Honneur. En 2020, au sortir du confinement, il s’associait avec Villars-les-Dombes, en coopération d’association. En début de saison dernière, l’équipe de Trévoux, entraînée par Laurent Brulé, maintenant entraîneur de la réserve de Villars avait pu repartir en Promotion Honneur.

« C’est à discrétion de la Ligue, argumente Marc Duval, le président du XV de la Dombes. Il y a une réflexion profonde à avoir. » Après plusieurs discussions, la décision est prise d’engager l’équipe en Troisième-Quatrième Série, sans possibilité d’accession ni de qualification pour le championnat de France. « C’est une manière de figer cette équipe, regrette Laurent Brulé. C’est comme inscrire une équipe loisir en Quatrième Série. Cette équipe était constituée de joueurs amoureux du club de Trévoux… »

Des joueurs mal « répartis » 

Finalement, des joueurs sont partis évoluer en équipe loisir, ou ont rejoint d’autres clubs. Du côté de la ligue, on rappelle le règlement, qui ne permet pas à une équipe 3 d’un club de Fédérale de pouvoir participer aux phases finales, dans des soucis d’équité. Le cas de Trévoux-Chatillon, comme celui de Chateauneuf-Saint-Marcel, interroge. Alors que de nombreux clubs souffrent d’un manque d’effectif, d’autres ne connaissent pas la crise ! Ainsi, dans l’agglomération lyonnaise, le CO Lyon (80 licenciés seniors) a dû refuser du monde, et Bron par exemple, compte… 103 licenciés en seniors masculins.

« Un joueur m’a appelé mardi pour savoir si ce n’était pas trop tard pour s’inscrire, souffle le président, Thierry Brochet. Les profils sont divers. Certains reprennent, d’autres arrivent dans le coin et tombent sur nous. Nous leur expliquons qu’ils ne sont pas censés pouvoir jouer… » Engager une équipe nécessiterait un staff, un bénévole pour l’administratif, s’occuper du matériel, entre autres. « Je n’ai pas l’encadrement », regrette le président. « Nous faisons des doubles licences avec des clubs avec qui nous nous entendons bien. »

Il est en effet dommage qu’autant de joueurs restent sur le carreau le week-end, quand certains clubs et divisions sont en souffrance…

Cet article est réservé aux abonnés
Abonnez-vous pour en profiter
à partir de 0,99€/mois, sans engagement
  • Tous les articles en illimité sur le site et l'application
  • Le journal en version numérique dès 20h30 la veille
  • Les newsletters exclusives
Sébastien FIATTE
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?