Au Racing, un pack en travaux

  • Boris Palu et les avants franciliens sont attendus au tournant à Toulon, notamment dans le combat...
    Boris Palu et les avants franciliens sont attendus au tournant à Toulon, notamment dans le combat... Icon Sport - Icon Sport
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Depuis le début de saison, les avants franciliens alternent entre les bonnes et les très mauvaises performances. Un sursaut est attendu ce week-end, à Toulon...

Longtemps, le Racing fut caractérisé par un pack de buffles qu’il ne faisait pas bon croiser les soirs d’hiver, du côté de Colombes et dans dix centimètres de boue. Longtemps, le club des Hauts-de-Seine décida d’asseoir son autorité sur une bête de près d’une tonne où se croisèrent, en vrac, Lionel Nallet, Jone Qovu, Benjamin Sa, François van der Merwe, Dimitri Szarzewski, Jacques Cronje ou Sione Tonga’huia. Mais au jour où Jacky Lorenzetti a décidé d’inaugurer l’Arena et son terrain 2.0, il a pourtant fallu aux Racingmen changer brutalement de morphotype et, d’un pack de balèses plutôt à l’aise dans le petit périmètre, Laurent Travers a dû s’orienter vers des profils plus « joueurs », plus athlétiques. Et pour lui, la problématique devint plus récemment la suivante : les avants du Racing 92, aussi brillants soient-ils balle en mains, aussi complets soient-ils d’un point de vue technique, aiment-ils suffisamment « le chocolat », comme on dit en famille ? Aiment-ils lutter pour arracher dix centimètres en mêlée fermée ? Difficile à dire. Mais tant que le cinq de devant du club du 92 ne sera pas aussi dominant qu’il le fut avant de laisser filer Big Ben Tameifuna, la question méritera évidemment d’être posée…

En première ligne, une hiérarchie a déjà du mal à se dessiner entre Ali Oz, Georges-Henri Colombe et Cedate Gomes Sa à droite, quand de l’autre côté, Hassane Kolingar, Eddy Ben Arous et Guram Gogichashvili vont et viennent au gré des matchs. Comment expliquer qu’aucun d’entre-eux ne se soit encore imposé depuis le début de saison ? Derrière ces hommes-là, l’équation semble aussi conséquente : avec la blessure de Baptiste Pesenti et le départ prochain de Bernard Le Roux vers le XV de France et la tournée d’automne, les Racingmen pourront s’appuyer sur Luke Jones, Boris Palu et Victor Moreaux mais ici, la place laissée vacante par le soutier Dominic Bird, si fort en touche, sur les déblayages ou même pour contrer les mauls pénétrants adverses, n’a pas encore été comblée au Racing. Moreaux, en difficultés depuis deux saisons mais dont le potentiel de "tracteur" est avéré, va-t-il enfin s’épanouir dans un collectif digne de ce nom ? On le saura vite…

Casadéi : « prise de conscience »

À propos de ce paquet d’avants francilien alternant le bon et le mauvais depuis le coup d’envoi de la saison, on attend donc une sévère révolte ce week-end, à Mayol et face à un pack qui le fit horriblement souffrir à l’Arena, l’an passé. Didier Casadéi, arrivé au chevet des avants franciliens il y a près de quatre mois, explique : « Nous sommes conscients de ce qu’il reste à travailler. Malgré tout, il s’est produit ces dernières semaines une vraie prise de conscience au Racing. Que ce soit à Clermont-Ferrand ou face à l’Usap, notre mêlée a affiché de vrais progrès. » Une prise de conscience, alors ? « À l’Arena, poursuit l’ancien mentor du CAB, nos avants touchent beaucoup de ballons, se déplacent énormément… Mais on doit désormais apprendre à être plus concentrés sur les phases de conquête, même si c’est plus ingrat. On l’a tous compris. 

En reconstruction, le paquet d’avants francilien verra partir au printemps prochain Teddy Baubigny ou Georges-Henri Colombe. Arriveront alors deux talonneurs (le joueur de Nevers Janick Tarrit, le Briviste Peniami Narisia), un numéro 8 (Kitione Kamikamica, en provenance du CAB) mais surtout, les dirigeants du Racing 92 espèrent bien signer prochainement le colossal droitier d’Exeter Harry Williams (30 ans, 1,91 m et 126 kg), lequel est notamment connu pour sa force en mêlée fermée. Il a d’ailleurs récemment annoncé faire une croix sur l’équipe d’Angleterre. Excellent timing, n’est-ce pas ?

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