En toute fin de match, Colomiers a renversé la situation contre l'Aviron bayonnais

  • Palisson est l’auteur du deuxième essai columérin (77e), qui permet aux siens de recoller au score
    Palisson est l’auteur du deuxième essai columérin (77e), qui permet aux siens de recoller au score Patrick Derewiany - Midi Olympique
Publié le , mis à jour

Mené de 13 points, à quatre minutes du terme, Colomiers a renversé l’Aviron grâce à un 50-22, du caractère et beaucoup de panache.

Mais pourquoi Maxime Javaux s’est-il donc débarrassé du ballon ? Il ne reste que quelques secondes avant la sirène et les Columérins, essayant de remonter le terrain (le score est à 20-26) se heurtent à une défense de Bayonne impeccable. Ce qui ressemble à une chandelle est en fait un coup de pied de 50-22 très bien placé, qui va offrir aux locaux une formidable occasion de gagner le match contre toute attente. « On se rend compte que sur l’action on est dominé, on perd toutes nos collisions et il reste peu de temps. Le risque, c’est de ne pas la trouver. Mais on est derrière… Je me dis : « Pourquoi pas la tenter ? », témoigne l’auteur de ce coup de pied. D’autant plus qu’au moment où Edoardo (Gori, N.D.L.R.) sort le ballon je vois leur ouvreur remplaçant avancé. Alors c’est le moment ou jamais. Après il y a beaucoup de réussite : un petit vent m’amène sur la touche… »

La suite, c’est une pénalité contre Shaun Venter, plaqueur qui ne se dégage pas du ruck, alors qu’Asier Usarraga était bien parti pour gratter son quatrième ballon de la partie. C’est aussi le choix systématique de la touche par le groupe et le staff columérins, pas intéressés par le bonus défensif.

« Un 50-22 c’est une pénaltouche »

Et c’est surtout cette touche qui arrive avec un brin de chance dans les bras de Maxime Granouillet qui lance un nouveau maul dévastateur, obligeant la défense basque à se mettre à la faute. Les Columérins, bien après la sirène, avaient trouvé le point faible des Bayonnais, pourtant si agressifs sans le ballon. « Bayonne sera en phase finale et en position de remonter en fin d’année. C’est une équipe dense, qui a mis beaucoup de jeu, beaucoup plus que nous ! Mais elle fait des fautes près des lignes, constate Maxime Javaux. Nos deux essais de pénalité ne sont pas volés, il y a des fautes cyniques. » Ce final souligne encore la grande importance des coups de pied de 50-22. « Les gars se cherchaient ce 50-22, ils l’avaient annoncé et c’est très bien », félicitait Julien Sarraute. « En début de match "Romu" (Séguy, N.D.L.R.) en trouve un beau qui finit à 5 mètres. Celui-ci nous met en position de gagner le match… Aujourd’hui un 50-22 c’est une pénaltouche, assure le demi d’ouverture. Quand il y a la réussite et que ça sort, c’est comme une pénaltouche. » L’entraîneur en chef relevait toutefois l’essai inscrit juste avant ce temps fort, le fruit d’un renversement judicieux sur le côté fermé opéré par Edoardo Gori, au pied pour Alexis Palisson : « L’essai nous relance, on sait qu’on est à portée de tir […] Ce soir on a été costaud dans les têtes. Ça n’était pas notre meilleur match de rugby mais les joueurs doivent profiter de cette belle victoire car ce qu’ils ont fait mentalement c’est grand, très grand. »

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