L’enseignement du week-end : en Pro D2, les outsiders vont à 100 à l’heure

  • L'explosion de joie des Columérins après leur victoire sur le fil face à l'Aviron bayonnais.
    L'explosion de joie des Columérins après leur victoire sur le fil face à l'Aviron bayonnais. Midi Olympique - Patrick Derewiany
Publié le , mis à jour

Alors que Bayonne était annoncé comme le favori pour le titre, Colomiers, Mont-de-Marsan et Oyonnax prouvent qu’ils seront des incontournables dans la course aux phases finales.

Avec cette 7e journée, on a la confirmation que les équipes annoncées derrière l’Aviron bayonnais pour jouer les premiers rôles sont plus que des sensations estivales. Colomiers, en premier lieu, a réalisé un très gros coup. Avec un effectif moins fort - les Columérins ont rappelé toute la semaine que leurs adversaires avaient pour la plupart évolué en Top 14 - la Colombe a su rattraper un retard de treize points à seulement quatre minutes du terme pour s’imposer contre toute attente.

« L’affaire était très mal engagée. Notre leitmotiv à l’entraînement est d’être focus sur ce qu’on doit faire, concentrés sur le moment présent. Et ce soir ils l’ont fait avec brio, saluait l’entraîneur en chef de Colomiers Julien Sarraute. Bayonne aurait mérité cette victoire et je suis lucide. » Surpris par le regain d’énergie adverse en fin de rencontre, le cador basque du championnat est donc tombé pour la première fois de la saison. Principalement grâce à une force collective remarquable. La preuve, s’il en fallait une, que Bayonne est perfectible et qu’il n’aura pas la vie facile tout au long de la saison.

L’euphorie landaise

S’il n’est plus une sensation estivale, le Stade montois demeure une véritable singularité. En proie à de grandes difficultés au classement la saison passée, dues en partie à un manque d’efficacité dans les zones de marque, les Landais cette saison font l’étalage de toutes leurs capacités offensives. Leurs sept essais contre Rouen furent marqués grâce à deux passes au pied du demi d’ouverture, deux de pénalité suite à des mêlées, un départ de neuf dans l’axe et deux mouvements rapides vers l’extérieur...

Comment expliquer cet incroyable revirement de situation ? Le manager Patrick Milh répondait ainsi, après avoir gagné à Carcassonne : « D’abord, nous sommes une équipe professionnelle mais il y a une saine camaraderie, les joueurs vivent très bien ensemble, ce qui se retrouve sur le terrain. Pendant la phase de préparation, nous avons fait deux stages de cohésion. Les conditions n’étaient pas faciles. Sincèrement, ces stages ont vraiment soudé le groupe. » Avec ce carton plein, Mont-de-Marsan se retrouve ainsi seul en tête.

Quant à Oyonnax, qui s’insère sur le podium au nez et à la barbe de Bayonne, le tarif était encore plus lourd avec huit essais marqués dont un triplé du talonneur Benjamin Geledan. La dynamique lancée depuis un mois (4 victoires d’affilée) coïncide avec le moment où les Oyomen se sont appliqués à maîtriser leur fin de match. Mais contre Montauban, dont l’équipe remaniée n’a jamais rivalisé tant elle pêchait dans l’engagement, dès la première mi-temps, les hommes de Joe El Abd ont imprimé leur rythme à la rencontre.

Une bonne façon de confirmer la franche victoire contre le leader montois. En deux journées, Oyonnax a en effet inscrit dix points sur dix possibles face à deux concurrents directs. Sa troisième place n’a donc rien à voir avec le hasard. A contrario, il ne serait pas surprenant d’observer l’Uson Nevers rugby monter davantage au classement quand on jette un coup d’œil sur son début de saison.

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