Top 14 - Toulouse, il fallait que ça arrive

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Après ses six victoires inaugurales, le leader du Top 14 a fini par tomber. Sans que cela ne soit un véritable événement, et encore moins un sujet d’inquiétude.

La question était sur toutes les lèvres la semaine passée : qui peut bien battre Toulouse ? Car, après une fin de parcours menée de main de maître voilà quelques mois, jusqu’à un doublé historique, les leaders du Top 14 avaient enchaîné avec six victoires en autant de journées pour entamer ce championnat. La réponse était pourtant évidente : tout le monde. Non pas qu’il faille manquer de respect aux hommes d’Ugo Mola, tellement leur première place actuelle est méritée et tellement ils dominent le rugby français depuis trois ans. Mais il s’agit simplement de constater qu’ils n’ont pas connu de match facile ces récentes semaines et que la majorité de leurs adversaires ont eu l’occasion de prendre le dessus.

Non, ce Toulouse-là n’est pas imbattable, c’est certain. Mais force est de reconnaître qu’il avait jusque-là toujours su être maître de son destin royal. Pour cela, les coéquipiers de Julien Marchand, après seulement trois semaines de préparation estivale, avaient bâti sur une défense de fer. « C’est un des socles sur lequel on voulait s’appuyer en début de saison », confirmait l’entraîneur des avants Jean Bouilhou en conférence de presse vendredi. Son équipe a néanmoins, et pour la première fois, souffert dans ce secteur ce dimanche soir, encaissant trois essais au passage. Preuve que ce Stade toulousain a également des points faibles, et c’est logique. Il a par exemple manqué de maîtrise de manière générale pendant près d’une heure. Dans les airs d’abord mais, plus globalement, dans sa gestion des temps forts et des temps faibles. Ainsi, à chaque fois ou presque qu’il a inscrit des points, le champion de France et d’Europe en a encaissé derrière, laissant Lyon conserver l’avantage.

Réaction trop tardive

Aussi, alors qu’on avait loué leur efficacité et leur froid réalisme depuis le début de saison, les Rouge et Noir ont gâché au moins quatre grosses munitions sur des pénaltouches. Même s’il faut avouer qu’ils ont longtemps su aggraver leur marque grâce à la botte de Thomas Ramos. « On doit être plus patients à l’approche des lignes, pestait ainsi Anthony Jelonch au micro de Canal + à la mi-temps. On a perdu deux ballons à cinq mètres de l’en-but et il faudra rectifier si on veut espérer l’emporter. » Au-delà, lui et ses partenaires ont subi les collisions face à un paquet d’avants lyonnais dominateur. « Ils sont conquérants et agressifs », avait prévenu Bouilhou. Les faits lui ont donné raison. La fin de match, même si la réaction fut trop tardive, est certes de nature à rassurer le staff toulousain puisque leurs troupes, après les entrées de Mauvaka et Dupont, auraient pu, avec un peu plus de réussite, aller chercher un septième succès. Mais ils sont tombés dans ce championnat et, franchement, ils savaient que cela arriverait tôt ou tard. « Notre ambition, c’est de s’éclater et de gagner des matchs, assurait Bouilhou. Après, les records… » Le Stade toulousain ne battra pas celui du nombre de victoires consécutives pour commencer une saison. Mais il a encore tant d’autres titres en vue.

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Jérémy FADAT
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Les commentaires (1)
jeanantoine Il y a 1 mois Le 18/10/2021 à 12:38

a voir les images nos stadistes première mi temps agressifs et brouillions , la deuxième le chef d'orchestre a su les canalisés dans l'avancé il leur a manqué le facteur chance à la fin.