XV de France féminin : les cadres sont prêtes pour les Blacks Ferns

  • Caroline Boujard sera une des armes françaises face aux Néo-Zélandaises.
    Caroline Boujard sera une des armes françaises face aux Néo-Zélandaises. - Icon Sport
Publié le , mis à jour

Grâce aux fondamentaux, le XV de France a complètement étouffé l’Afrique du Sud (46-3). Si ce n’est pas une surprise, ça reste très encourageant en vue de la double confrontation face à la Nouvelle-Zélande.

Le staff du XV de France voulait lancer des jeunes dans le grand bain et se rassurer avant les Black Ferns, c’est chose faite. Certes, si 5 bizuths ont été lancées, leurs performances n’ont pas toutes été abouties. «Le plus important c’était de les familiariser à cette atmosphère, assure Annick Hayraud. Ce sont des joueuses qui n’ont pas l’habitude de jouer dans un stade plein, en plus avec le maillot Bleu. Ce sont de nouveaux repères pour elles. » Sûrement portées par l’envie de trop bien faire, la paire de centre Marie Dupouy – Chloé Jacquet, a cherché ses marques durant le premier acte, avant de revenir du vestiaire avec un peu moins de poids sur les épaules.

Émilie Boulard, si étincelante pour ses débuts lors du Tournoi en début d’année, à cette fois-ci vécu une entame de match difficile, avec un en-avant suite à un jeu au pied, un autre dans l’en-but, une passe dans le dos pour un décalage tout fait… Elle qui évolue dans un style complètement différent de sa concurrente (Jessy Trémoulière), peut s’appuyer sur une capacité de relance au-dessus de la moyenne grâce à ses cannes de feu, alors que la Romagnatoise, elle, à pour force son jeu au pied. Que faudra-t-il privilégier à l’avenir ? Le débat est relancé. Même si elle a été excellente dans le jeu, la 10 Caroline Drouin réalise un 4/6 face aux perches. Toutes ces approximations coûtent des points que la France ne pourra pas se permettre de laisser en route la semaine face aux numéros unes mondiales.

 

Conquête et colonne vertébrale en place

Parmi les nouvelles, on retiendra quand même l’excellente performance de Coco Lindelauf, pendant plus d’une heure à la pile, tout comme la bonne entrée de sa partenaire de Blagnac Melissande Llorens qui s’offre son premier essai en Bleu sur un de ses tout premier ballon. Mais la véritable satisfaction, c’est que les cadres, celles que nous sommes à peu près sûrs de voir contre la Nouvelle-Zélande, ont répondu présentes.

Déjà parce qu’elles inscrivent des essais à la suite de mauls et de mêlées. Un doublé pour Safi N’Diaye et Émeline Gros, et derrière une réalisation pour Laure Sansus et Caroline Boujard. Mais aussi parce qu'elles n'ont jamais tremblé en conquête. La deuxième ligne, particulièrement dominante entre la légende Safi N’Diaye et son héritière Madoussou Fall semble être l’alliage parfait depuis quelques mois, alors que Lenaig Corson, hors groupe ce samedi, décisive lors de la première victoire des Bleus sur les Black Ferns en 2018, devrait être une référence mondiale sur le banc.

De même pour Émeline Gros, qui malgré une grande performance encore devrait subir la concurrence de sa partenaire de Montpellier Romane Ménager. Porté par ces éléments-là, le 8 de devant a fière allure. « Le pack français est un pack qui maîtrise sur la scène internationale. Ce n’est pas nouveau, on travaille dur pour conserver cette maîtrise même face aux meilleures, on verra la semaine prochaine. » poursuit la manager à l’issue de la rencontre. Tout en sachant que la plupart des jeunes vont laisser place à des cadres ménagés comme Rose Bernadou, Agathe Sochat, Pauline Bourdon… plus celles déjà citées ! Le XV tricolore, deuxième nation de l’hémisphère nord, aura de quoi bousculer la meilleure nation du sud, samedi prochain à Pau.

Baptiste Barbat
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