Les Néo-Zélandais à l’épreuve du combat après le revers irlandais

  • Les Blacks dans leur duel face à l'Irlande
    Les Blacks dans leur duel face à l'Irlande Sportsfile / Icon Sport - Sportsfile / Icon Sport
Publié le , mis à jour

Au pays du long nuage blanc, les critiques se font de plus en plus nombreuses à l’égard d’une équipe qui, bercée par son talent offensif, en oublierait les vertus du combat collectif.

Vous voulez jouer ? Quitte à être ridicule, on prend le pari : oui, le XV de France va remporter samedi le premier match de son histoire face aux All Blacks à Saint-Denis. Parce que même si leurs matchs de préparation n’ont globalement satisfait personne, les Bleus disposent bien des atouts pour faire déjouer ceux dont on oublie parfois un peu vite qu’ils ne sont plus les champions du monde. Et sont même pour tout dire redevenus une équipe comparable à la génération observée entre 2003 et 2007, forts d’incroyables solistes mais souffrant d’un complexe de supériorité évident qui les éloigne naturellement des bases de ce jeu, sur lesquelles les Tricolores auront tout intérêt à les prendre. Des bases qui se situent évidemment au niveau du pack et plus globalement du combat…

En clair ? Lors de leur période dorée entre 2011 et 2015, les Néo-Zélandais disposaient au sein de leur pack de vrais guerriers. Des Woodcock, Franks, Whitelock, McCaw et autres Kaino dont la mission n’était pas de porter les ballons mais au contraire de permettre à leurs partenaires de les utiliser dans les meilleures conditions… Sauf que ce profils de joueur a pratiquement disparu des radars dans la génération actuelle, où seul le "vieux" Whitelock et le jeune Ethan Blackadder peuvent être considérés comme des joueurs de devoir.

Durcir le jeu, la clé pour les Bleus

Des pertes qu’on ne finit plus de déplorer au pays du long nuage blanc, les observateurs les plus sérieux déplorant le manque d’efficacité de la sélection sur les fondamentaux de ce jeu, comme la conquête en touche et en mêlée et le gain de la ligne d’avantage. «Dès que le jeu se durcit, des joueurs qu’on nous présente comme des superstars disparaissent des radars, nous confiait un Kiwi soucieux de ne pas dévoiler son identité. Citez-moi un seul match international où le numéro 8 termine plus mauvais plaqueur de la rencontre, comme Ardie Savea face à l’Irlande ? Je crois que la Nouvelle-Zélande actuelle se laisse bercer par son talent et entre sur les terrains persuadée que, quelles que soient les circonstances, ses capacités offensives peuvent lui permettre de battre n’importe quel adversaire. Pourtant, l’Angleterre lui a prouvé le contraire en 2019, puis l’Afrique du Sud et maintenant l’Irlande. Mais on a l’impression que le sélectionneur et les joueurs ne tiennent pas compte de ces leçons et pourraient bien le payer face à la France…» Drôle d’ironie, pas vrai, à l’heure où le staff des Bleus nous vend la capacité d’accélération du cinq de devant néo-zélandais pour se porter au soutien comme le modèle à suivre, sinon à imiter

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