Bleues : la master-classe du pack

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Dans le sillage d’une Céline Ferer et de sa capitaine Gaëlle Hermet, impériales en conquête, les Bleues ont dominé la Nouvelle-Zélande une deuxième fois de suite, une première sur une tournée.

Elles l’ont fait ! Les Bleues ont remporté toutes les rencontres d’une tournée qui comportait deux oppositions face aux championnes du monde en titre. Ce qui semblait impossible il y a 3 ans, ou alors de l’ordre du rêve, est devenu réalité cet automne. Ce samedi à Castres, ces Bleues-là avaient pris le-dessus bien avant la rencontre. La crainte de l’adversaire les avait quittées.

Il n’y avait qu’à observer leur retour au vestiaire à la fin de l’échauffement. Quand elles étaient rentrées resserrées les unes contre les autres, avec au milieu leur entraîneur Samuel Cherouk qui les haranguait la semaine passée au Hameau, elles sont cette fois-ci rentrées en ligne, sourire aux lèvres, confiantes. Pourquoi ? Parce que les incertitudes qu’elles avaient sont désormais des certitudes. Les Mauls tout d’abord ! C’est cette arme qui a tant torturé les Bleues ces dernières années face aux Anglaises, maîtres dans l’exercice. Elles l’ont travaillé, elles se sont mises au niveau et ces deux derniers week-end, c’est elles qui s’en servaient comme bélier pour faire exploser les Blacks Ferns. Ainsi Agathe Sochat marquait dès la 4e, et elles obtenaient un essai de pénalité juste avant la pause.

À force de reculer, les Blacks Ferns ont simplement arrêté de faire opposition, pour interdire les mauls. Pas de soucis, des solutions les Françaises regorgent. Comme la semaine passée, une mêlée bien placée et Pauline Bourdon démarre dans le fermé, pour offrir l’opportunité à Marie-Aurélie Castel de faire un numéro de funambule, entre défenseurs et ligne de touche pour son premier essai en Bleu. Un peu plus tard, elle s’offrira même un doublé, décalé dans un timing parfait par son ouvreuse Caroline Drouin.

 

Cap sur la Coupe du Monde

 

Ce premier acte est outrageusement dominé par les Bleues. Elles doivent cette main mise à leur capitaine Gaëlle Hermet, et surtout sa compère du Stade toulousain Céline Ferer. Elles ont chacune pris 7 ballons en touche, mais la seconde s’est également payé le luxe d’en voler deux aux Black Ferns. Les Néo-Zélandaises ont récupéré leur premier ballon en touche à la 46! Et dire qu’elles ne sont pas les seules : « Nous avons les moyens d’aligner un pack très aérien avec Céline, Gaëlle évidemment, mais également Romane (Ménager) et Audrey (Forlani) qui ont également pris des ballons, et forcément ça les perturbe. »

Et pourtant, et pourtant, nous n’en menions pas large pour nos Françaises quand à la 38e minute, sur la première incursion adverse dans le camp des « Affamées », la légendaire Portia Woodman accélère sur son aile, dépose une carte de visite au rideau Bleu, avant de renverser son opposante olympique Chloé Jacquet. Repris sur la ligne, les Blacks Ferns inscrivaient, après une série de pick and go leur unique essai. La semaine passée, les joueuses nous confiaient que malgré la domination, à chaque fois que les Néo-Zélandaise étaient venues dans leurs 22, elles en repartaient avec des points. Et malgré la domination, on se dit que tout est possible avec ces filles-là. Enfin les Bleues parviennent à repousser leurs adversaires pour la première fois en deux matchs à la 48e minute en défendant becs et ongles leur ligne jusqu’à ce que Pauline Bourdon, une nouvelle fois impériale, ne fasse chuter un ballon qu’elle dégagera au pied. La France a pris le dessus sur les Blacks Ferns, elles n’ont plus de complexe d’infériorité à avoir.

« On ne doit pas s’enflammer, reprend Annick Hayraud. En revanche, on a le droit d’être heureuses, de profiter du moment et de prendre la mesure de ce qu’on a fait. On voulait gagner ce samedi pour prouver que ce n’est pas un exploit mais une constance. »

Aujourd’hui on ne leur parle plus de leur série de défaites face aux Anglaises, mais de leur série de victoires face à la Nouvelle-Zélande. Elles ont remporté leurs 4 dernières oppositions depuis cette première à l’automne 2018. Assurément aujourd’hui, avec l’Angleterre, elles font partie des deux prétendantes au sacre mondial en 2022, plus que ça, elles n’ont jamais été aussi proche d’être les numéros unes mondiales.

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Baptiste Barbat.
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