Féminines : la Coupe de France fait l’unanimité

  • Alexandra Pertus, ici au milieu de ces joueuses lilloises, a pu profiter de cette nouvelle Coupe de France pour continuer de faire travailler son équipe, mais sans la pression du maintien. Photo BB
    Alexandra Pertus, ici au milieu de ces joueuses lilloises, a pu profiter de cette nouvelle Coupe de France pour continuer de faire travailler son équipe, mais sans la pression du maintien. Photo BB Midi Olympique / Baptiste Barbat - Baptiste Barbat
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Pendant la fenêtre internationale, les clubs d’Élite ont pris part à la Coupe de France, anciennement à X, désormais à XV. Tour de France des opinions, tous d’accord.

Entachée par le forfait de Bayonne, que nous évoquerons dans les semaines à venir, la Coupe de France, nouveau format, a fait le bonheur des clubs d’Élite 1. « Nous sommes très contentes de cette compétition, affirme Alexandra Pertus, entraîneur de Lille. Il faut occuper les filles dans cette période et ça nous évite de rechercher des oppositions amicales. » « Et puis ça reste une compétition, ce n’est pas amical, surenchérit Patrick Raffy son homologue de Montpellier. C’est plus sérieux que le rugby à X, même si le format reste particulier. » En effet, dans une poule unique de 14, avec seulement quatre journées, avant que les quatre meilleurs ne rejoignent les demi-finales, l’équité dans l’adversité est bancale. Mais là aussi, tout le monde y trouve son compte. Prenez Toulouse et son entraîneur Olivier Marin par exemple qui va rencontrer trois cadors : « En championnat, on a peu d’occasions de jouer des rencontres âpres. Là c’était le cas contre Blagnac donc tant mieux. Et puis on rencontre uniquement des équipes de l’autre poule du championnat, donc ça nous permet de nous jauger. »

Une compétition formatrice

Qu’ils soient en bas ou en haut de tableau, c’est aussi l’occasion pour les équipes d’intégrer ses plus jeunes éléments. « On a fait des matchs avec une dizaine de joueuses de moins de 20 ans, poursuit Laurent Vitalla, entraîneur de Lons (Section paloise). Même si les deux équipes étaient amoindries ça nous fait du bien de gagner, encore plus contre Montpellier. » Son adversaire confirme : « Ça permet aussi de créer de véritables passerelles entre nos équipes. On a fait une revue d’effectif, et il y a des jeunes joueuses que l’on reverra grâce à cette compétition. » Du côté de Lille, Alexandra Perthus, qui n’avait pas d’internationale, nous confiait également que son équipe a trouvé une continuité dans le travail, sans la pression du maintien. Du côté des joueuses, les avis se rejoignent entre avants et arrières. La troisième ligne de Clermont-Romagnat Mathilde Lazarko concède : « J’adore jouer au X, mais ce n’était pas un cadeau, pour les filles moins mobiles du cinq de devant. » « Et puis le X, nous forçait à laisser des filles sur le carreau. Avec seulement deux matchs durant la trêve, on a pu souffler, et continuer de préparer la reprise du championnat. » poursuit la troisième ligne du Lou, Eugénie Palisser. Derrière la septiste de Bordeaux Montserrat Amédée tempère : « C’était sympa cette période, mais je pense qu’on a beaucoup à apprendre de ces pratiques-là. Si on pouvait avoir une compétition un peu à l’image du Super Sevens en fin de saison, ça nous servirait. » Au final, c’est sûrement Olivier Carreras, l’entraîneur du Stade français qui résume le mieux la situation : « Le X c’était une solution de facilité. Là, sans nos internationales, on doit se creuser la tête. Et en l’absence des éléments les plus forts, on n’a plus ce côté dangereux qui nous empêche de lancer nos jeunes joueuses. » Un peu dans l’esprit de la Challenge Cup, où l’on joue sans pression jusqu’à se prendre à rêver du titre une fois en phase finale. On retrouvera cette compétition pour les doublons en avril. D’ici-là, on espère que la fédération trouvera le moyen de publier calendrier et résultats qui ne sont disponibles nul part sur le web.

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Baptiste BARBAT
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