Vannes veut rester dans la dynamique

  • À l’image d’Erwan Dridi, arrivé en Bretagne comme joker, les Vannetais semblent avoir enfin trouvé leur rythme cette saison.
    À l’image d’Erwan Dridi, arrivé en Bretagne comme joker, les Vannetais semblent avoir enfin trouvé leur rythme cette saison. Midi Olympique - Patrick Derewiany
Publié le , mis à jour

Pour encourageante qu’elle ait pu être, la victoire à Colomiers n’a pas gommé toutes les scories d’un jeu encore loin d’atteindre cette homogénéité et cette régularité attendue.

À écouter et entendre son entourage, Vannes va mieux. Sachons raison garder et disons plus prosaïquement qu’il est convalescent d’une entame de championnat catastrophique. Du reste, du ratio victoires-défaites, la balance penche encore nettement en faveur des échecs : sept contre quatre. Disons encore que le succès à Colomiers, dont nous aurions mauvaise grâce à ne pas lui coller l’étiquette d’une légitimité construite seulement en seconde période, ne fait pas aujourd’hui du club vannetais le roi du pétrole. Il lui faudra encore cravacher dur pour remonter au classement, à un rang plus conforme avec les moyens (humains et son corollaire financier notamment) déployés par ses dirigeants. Depuis son arrivée dans ce monde pro sans concession, le club breton et son entraîneur n’auront jamais eu autant de talents en quantité et en qualité, à disposition. Des talents qui auront eu du retard à l’allumage, avant d’amorcer ce timide et fragile réveil qui devrait logiquement trouver une autre confirmation contre le dernier de la classe. Rester dans la dynamique sera le leitmotiv de la soirée…

Charnière nouvelle ?

Le proverbe latin « Quod abundat non vitiat » en clair « ce qui abonde ne vicie pas », pourrait s’appliquer, mais ne l’est pas, à ce RCV finalement piégé d’avoir justement trop de biens. La gestion actuelle de l’effectif donne le sentiment que la route n’est pas forcément tracée. Le plus bel exemple reste le chantier de la charnière. Six joueurs pour deux postes, soit neuf possibilités d’interchangements. La direction technique donne l’impression d’être dans le flou artistique mais pourrait avoir trouvé la bonne solution avec le duo Paige-Etienne, celle qui a dynamisé avec un certain brio l’équipe à Colomiers après la pause.

Quoi qu’il en soit, Vannes devra enfiler le bleu de chauffe contre une formation audoise qui a, elle, le sentiment de ne pas être payé en retour de son investissement collectif. Cette équipe n’en sera que plus redoutable car hors de son camp de base, elle n’aura rien à perdre. Et ce n’est pas son classement qui lui mettra plus de pression. Celle-ci sera de facto sur les épaules d’un RCV qui n’aura pas le droit à l’échec. Sinon, ce serait à désespérer…

Cet article est réservé aux abonnés
Abonnez-vous pour en profiter
à partir de 0,99€/mois, sans engagement
  • Tous les articles en illimité sur le site et l'application
  • Le journal en version numérique dès 20h30 la veille
  • Les newsletters exclusives
Didier LE PALLEC
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?