Pro D2 - Jérôme Bosviel : « J’aimerais que Montauban devienne une équipe à action »

  • Jérôme Bosviel a changé le scénario de la rencontre dès son entrée en jeu. Jérôme Bosviel a changé le scénario de la rencontre dès son entrée en jeu.
    Jérôme Bosviel a changé le scénario de la rencontre dès son entrée en jeu. DDM
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Jérôme Bosviel a inscrit 14 points en trente minutes lors de la précieuse victoire de son équipe face à Aurillac (19-9). L’USM est dans le top 6 après la phase aller. L'objectif est rempli.

Montauban s’est fait peur contre Aurillac…

Oui, c’était compliqué. Je tire mon chapeau à cette belle équipe d’Aurillac qui était venue jouer crânement sa chance et qui a fait le match parfait à l’extérieur. Ils nous ont dominés dans l’agressivité, mentalement et dans l’occupation. Mais je tire aussi mon chapeau à mon équipe, parce qu’on a su trouver les mots et les gestes pour renverser ce match.

Il fallait absolument changer votre plan de jeu ?

Moi, j’étais remplaçant et j’ai pris la parole à la mi-temps. J’ai dit que si on continuait dans cette physionomie de match, on allait le perdre. C’était simple : il fallait qu’on gagne l’occupation et dans un second temps garder le ballon, même dans notre camp.

Et tout à basculé sur cette fameuse action à la 54e minute…

C’est un ballon de récupération dans nos 22 mètres. Ils font tomber le ballon et comme toutes les équipes de rugby, on fait deux passes pour sortir un peu de la zone. On avait vu qu’Aurillac défensivement était très fort au milieu du terrain et laissait beaucoup d’espaces dans les 15 mètres. Et je vois sur l’action que Sagote était très loin de la touche. Je regarde une fois, deux fois, et je ne vois pas Stéph’Ahmed. Mais je me dis qu’il doit forcément y être.
Du coup, vous faites cette transversale géniale au pied…
C’était une pseudo passe au pied et une pseudo occupation. Je voulais taper le plus loin possible, et après on a eu de la chance sur le rebond et tout ça nous a souri. C’était un coup de poker mais voulu. C’est clairement le tournant du match.

Après ces trois matchs sans succès, ce succès est clairement un bon bol d’air avant les vacances ?

C’est bien parce qu’on a eu une grosse piqûre de rappel avec ces trois matchs. Là, on n’avait vraiment pas envie de perdre pour la première fois à Sapiac, la veille des fêtes de Noël. C’est sûr qu’elle nous fait du bien parce qu’on reste dans le top 6. Mais on voit quand même qu’on reste sur une corde raide, on n’est pas maître de notre jeu. On est une équipe à réaction mais j’aimerais qu’on devienne une équipe à action. C’est bête à dire, mais quitte à perdre des matchs, autant se faire plaisir. Ça a été le maître-mot de la deuxième mi-temps.

L’objectif top 6 est tout de même atteint…

Oui mais l’objectif final à atteindre, c’est rester dans ce top 6. On s’est donné les moyens d’y être avec deux succès à l’extérieur au début du championnat, et maintenant, on a fait la moitié du chemin. On va essayer de continuer sur cette lancée à commencer par la réception de cette grosse équipe de Colomiers, qui ne va pas venir à Sapiac en touriste.

En étant plus maîtres de votre jeu, vous seriez parmi les grands cadors ?

Dire qu’on pourrait être avec les cadors du haut de tableau ? Non. Parce que vu les matchs qu’on a faits à l’extérieur, on ne peut pas prétendre au très haut de tableau. Mais par contre, si on garde le même état d’esprit qu’on a mis à Bayonne, lors du dernier déplacement, je pense qu’on peut rester dans les six premiers et s’accrocher aux places qualificatives.

Vous êtes aussi une des trois équipes encore invaincues à domicile…

On ne peut pas se permettre de se dire « on veut rester invaincus à Sapiac et il faut juste tout gagner à Sapiac ». On voit que tout le monde peut gagner partout. On veut rester invaincus bien sûr, c’est notre objectif, mais c’est très dur. La preuve, il n’y a que Mont-de-Marsan, Nevers et nous qui le sont encore. Quand tu vois les cadors, Bayonne à déjà perdu et fait un match nul, Oyonnax a déjà perdu… Donc il faut jouer tous les matchs sérieusement et, à l’extérieur, éviter de montrer un visage comme on a montré à Oyonnax, Colomiers ou Provence.
 

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Yanis Guillou
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