Le Japon avec toujours plus de stars dès janvier

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    Le Japon avec toujours plus de stars dès janvier PA Images / Icon Sport
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Le 7 janvier, le rugby professionnel japonais entrera dans une nouvelle ère avec la première journée de la toute nouvelle Japanese Rugby League One, qui remplace la Top League.

Le rugby professionnel japonais est à un tournant de son histoire. En effet, il a décidé de passer sous le contrôle d’une société commerciale dont le but est de générer le maximum de revenus tout en popularisant le rugby dans la communauté japonaise. La League One ne coupera néanmoins pas tous les ponts avec la Fédération japonaise mais s’appuiera sur une organisation calquée sur le monde du secteur commercial privé.

Ce nouveau championnat comprend vingt-quatre équipes divisées en trois divisions. La première division compte douze équipes. Les deuxième et troisième divisions comptent chacune six équipes. Si certaines ont changé de nom pour refléter leur situation géographique (Panasonic WildKnights devenant les Saitama Panasonic WildKnights), la relation avec les grandes entreprises qui ont toujours soutenu le rugby japonais est maintenue. Le changement vient du fait que les matchs se dérouleront sur les terrains de chaque équipe au lieu d’une centralisation sur Tokyo.

Bientôt des Français ?

Organisation commerciale, la League One a une stratégie ambitieuse comme l’a expliqué Genichi Tamatsuka, le PDG mais aussi baron industriel japonais. Le but est d’offrir une nouvelle expérience aux supporters en créant une compétition de très haut niveau, capable d’attirer les meilleurs joueurs du monde et de devenir une référence mondiale. Pour cela, Tamatsuka est heureux de pouvoir déjà attirer des techniciens reconnus (Steve Hansen, Robbie Deans, Wayne Smith, Johan Ackerman, Michael Cheika).

Au niveau des joueurs, chaque équipe pourra aligner trois internationaux non-Japonais et six joueurs étrangers non-capés. Du coup, certaines équipes comptent des éléments de renom. Les champions du monde sud-africains Malcolm Marx, Elton Jantjes, Kwagga Smith, Pieter-Steph Du Toit et Willie Le Roux (Franco Mostert jouera en D2), ainsi que les All Blacks Patrick Tuipulotu, Damian McKenzie, Matt Todd, Ryan Crotty, Aaron Cruden, Seta Tamanivalu (Colin Slade est en D2) ont choisi de jouer au Japon. Ils y retrouvent les Australiens Bernard Foley, Marika Koroibete, Samu Kerevi, Sean McMahon, Isa Naisarini, Liam Gill, l’Anglais George Kruis ou l’écossais Greig Laidlaw. Et quand on sait que Will Genia et Quade Cooper joueront en deuxième division, on se fait une idée des salaires offerts pour attirer de tels noms. D’ailleurs, l’ambition est maintenant de faire venir des joueurs en pleine force de l’âge au lieu de joueurs proches de la retraite. Genichi Tamatsuka rêve notamment d’attirer des Français.

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Nicolas AUGOT (avec Jacques Broquet)
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