Top 14 / Pro D2 - Un protocole sanitaire modifié au sein des effectifs

  • Les hommes de Dimitri Szarzewski seront testés deux fois par semaine.
    Les hommes de Dimitri Szarzewski seront testés deux fois par semaine. Icon Sport - Icon Sport
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Craignant la contagiosité du variant Omicron et souhaitant envoyer un signal fort aux autorités sanitaires du pays, la LNR a décidé de modifier les contrôles au sein des effectifs du Top 14 et de Pro D2.

Au fil du meeting ayant réuni les présidents du rugby pro mardi soir, de nombreux patrons de clubs s’étaient alors élevés contre tout changement du protocole sanitaire régissant le championnat depuis la reprise en août dernier. Pour rappel, seuls les non-vaccinés étaient jusque-là soumis aux tests PCR, un fonctionnement ayant permis au Top 14 et au Pro D2 de se dérouler sans quasiment le moindre accroc ; un système présentant toutefois aujourd’hui le risque de jouer au rugby avec des individus positifs au Covid, le variant Omicron résistant davantage au vaccin.

Au lendemain de cette réunion un tantinet agitée, le comité directeur de la LNR a néanmoins tenu à renforcer le protocole sanitaire du Top 14 et du Pro D2 : dès demain, tous les joueurs (vaccinés ou pas) seront donc soumis à deux tests PCR, le premier en début de semaine puis un second, réalisé 48 heures avant le coup d’envoi de la rencontre du week-end (le jeudi ou le vendredi, suivant le calendrier).

23 joueurs valides dont 6 première ligne et 15 professionnels ? Ça joue !

Passé ces tests, si des joueurs sont positifs au Covid, ils seront aussitôt placés à l’isolement quand le reste du groupe pourra continuer à s’entraîner puis jouer normalement. Comprenez par là que tant que le club en question possède 23 joueurs valides sous la main - dont six premières lignes et au moins quinze pros - il pourra donc présenter une équipe, plus ou moins compétitive suivant les effectifs. En tout état de cause, ce système, calqué sur celui de la Coupe d’Europe, est censé envoyer un signal fort au gouvernement et prémunir Top 14 et Pro D2 de tout report.

Malgré tout, le rugby pro français ne se tire-t-il pas une balle dans le pied en multipliant des tests qui feront nécessairement apparaître des joueurs positifs, dont l’immense partie seront asymptomatiques ? Vaste débat… « Il n’y avait pas de bonne solution à ce sujet, nous confia mercredi un président du Top 14. Avec la virulence de ce nouveau virus, conserver le même protocole aurait été l’assurance de maintenir nos matchs, mais serait revenu à jouer de manière inconsidérée avec la santé des joueurs et surtout de leur famille. Mais l’autre revers de la médaille, c’est que ce retour aux tests bi-hebdomadaires va déséquilibrer le championnat. Cette mesure avantagera nécessairement les gros clubs comptant 50 joueurs pros à disposition, quand nous serons parfois obligés d’envoyer au front nos juniors ».

À l’occasion du comité directeur de mercredi après-midi, seuls quatre membres de la réunion (l’ancien président de la LNR Paul Goze, le président de Carcassonne Frédéric Calamel, Alain Carré (président de l’UCPR) et Thomas Castaignède, en tant que personnalité qualifiée) se sont opposés au changement de protocole sanitaire quand la FFR s’est abstenue.

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