L’UBB a fait le strict minimum

  • Federico Mori, acrobatiquement, inscrit un essai superbe. Ce qui n’a pas empêché l’UBB de trembler jusqu’au bout. Photo Justine Hamon
    Federico Mori, acrobatiquement, inscrit un essai superbe. Ce qui n’a pas empêché l’UBB de trembler jusqu’au bout. Photo Justine Hamon
Publié le , mis à jour

Longtemps embêtée par le BO, l’UBB a fait la différence dans le dernier quart d’heure, mais a laissé échapper un point de bonus offensif.

"On n’a pas joué depuis trois semaines, on a été à l’isolement, ce sont les fêtes de Noël, il y en a qui reconduisent leur bail, d’autres non, mais tout ça, c’est de l’enfumage." Particulièrement agacé par la performance et le visage de son équipe dans le "money time", le manager de l’UBB Christophe Urios n’a pas cherché d’excuses au moment d’évoquer le match pour le moins compliqué qu’a vécu son équipe, dimanche après-midi.

Bousculés dans le jeu au sol, parfois imprécis en touche, les Bordelais ont été privés de ballon en première période (seulement 43% de possession) et clairement dominés sur les impacts. "Nous n’avons pas trouvé la vitesse que nous cherchions, et dont nous avions parlé toute la semaine avec l’équipe, regrettait le capitaine de l’UBB Guido Petti au coup de sifflet final. On a parlé toute la semaine de l’importance de dicter notre tempo, mais on n’a pas réussi à le faire. Nous n’avons pas trouvé les soutiens dans le jeu au sol pour faire sortir les mecs. Il y a trois semaines qu’on n’a pas joué, donc c’était difficile de trouver le jeu qu’on souhaitait mettre en place."

L’UBB avait misé sur son banc

Pour venir à bout d’une équipe biarrote réputée coriace, le staff bordelais avait opté pour un banc plutôt costaud. En effet, on retrouvait, dans les remplaçants de l’UBB, le flanker Cameron Woki, le demi de mêlée international Maxime Lucu ou encore le maître à jouer de cette équipe, Mathieu Jalibert. D’ailleurs, dès son entrée, ce dernier a clairement amené de la vitesse dans le jeu des Girondins et il fut à la base du premier essai de Federico Mori (64e). Ce même Mori, très bon dimanche soir dans ses offensives, a également apporté son dynamisme et sa densité physique en bout de ligne, et lorsqu’il inscrivit un doublé (75e), on fut nombreux à penser que le bonus offensif ne pouvait plus échapper à Bordeaux.

Oui, mais voilà, après ça l’actuel leader du championnat s’est quelque peu arrêté de jouer et a "lâché la fin de match" selon son manager Christophe Urios. Une chose que ne tolérait absolument pas le technicien, qui poursuivait ainsi : "Je peux comprendre l’entame de match, je peux comprendre qu’on manque de rythme. Ce n’est pas un problème pour moi, je l’avais dit, on savait que ça pouvait nous poser des problèmes. Mais la fin du match, ce n’est pas un problème lié au fait qu’on n’a pas joué depuis trois semaines. C’est un problème d’état d’esprit, de caractère. On a perdu un point et on aurait pu en perdre plus. Ça a le don de me gonfler."

Le point positif ? S’il faut en trouver un, il réside dans le fait que, malgré cette victoire sans convaincre, Bordeaux est aujourd’hui seul en tête de ce Top 14.

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Pablo ORDAS
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