"Valider ce que fait le groupe"

  • Bastien Gensana - Ouvreur ou demi de mêlée de Mâcon
    Bastien Gensana - Ouvreur ou demi de mêlée de Mâcon
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Bastien Gensana - Ouvreur ou demi de mêlée de Mâcon Le polyvalent Mâconnais n’est rien d’autre que le meilleur réalisateur de la compétition à mi-parcours.

Avec 136 points inscrits soit 2 essais, 30 pénalités et 18 transformations, vous êtes, à mi-parcours, le meilleur réalisateur de Fédérale 1. Qu’en retirez-vous ?

Il y a forcément la satisfaction de se retrouver en tête d’un classement, j’apprécie. Mais ce que j’en retiens avant tout c’est que le travail paie. Dans l’équipe j’ai un rôle de buteur, ce qui signifie que je dois valider ce que fait le groupe. Avant que je puisse inscrire une pénalité ou une transformation, il y a eu les efforts déployés par tous les autres joueurs. À partir de là, le mérite ne me revient pas, il se partage avec l’ensemble de l’équipe.

Aligné à douze reprises, dont dix comme titulaire, vous avez tout de même à votre actif la réalisation de 42 % des 324 points inscrits par Mâcon.

La statistique ne change pas ma vision des choses. Si l’équipe a besoin de moi, je ne peux m’exprimer qu’à travers elle.

C’est votre troisième saison en Fédérale 1, les deux premières passées à Rumilly n’avaient pu aller à leur terme. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

J’espère ne pas revivre ce genre de situation. Je pense aux joueurs qui ont été privés de leur fin de carrière, je préfère être à ma place. Ce ne sont pas deux années totalement perdues. Le rugby a été mis entre parenthèses, mais j’ai pu mener à bien les études bac +5 en management commercial.

Pourquoi avez-vous choisi de rejoindre Mâcon cette saison ?

C’est un choix qui doit me permettre de poursuivre ma progression. À Mâcon je le consacre entièrement au rugby, cela signifie plus d’entraînement, plus d’exigence et plus de performance. Depuis tout jeune je baigne dans le milieu du rugby. Mon père a joué en Top 16, à Montpellier, Bourgoin, Narbonne. Je suis passé par des clubs professionnels, à Narbonne, où j’ai disputé un match de Pro D2 et à Brive où j’ai vécu une expérience décevante. En Fédérale 1 j’ai retrouvé le plaisir. Avec Mâcon, une opportunité s’offre à moi de refaire un pas en avant dans la hiérarchie. Dans un coin des têtes il y a la Nationale. Mais je ne me projette pas trop loin. Pour le moment je profite d’un environnement dans lequel je me sens bien.

Votre premier match de championnat à Mâcon, vous l’avez joué, et perdu, face à votre ancien club. Comment l’avez-vous vécu ?

Affronter mon ancien club constituait une situation nouvelle pour moi, et en plus c’était pour la première à domicile. Je voulais prouver des choses. J’ai manqué une pénalité en début de rencontre. Si elle était passée le match aurait peut-être été différent. Je suis passé à autre chose… et je retrouverai Rumilly pour la reprise le 9 janvier.

Vous jouez demi de mêlée ou ouvreur. À quel poste va votre préférence ?

J’ai toujours alterné entre les deux. Au centre de formation à Narbonne je jouais en 10. J’apprécie les spécificités de chacun des deux postes. Aujourd’hui je me sens bien derrière la mêlée.

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Jean-Pierre DUNAND
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