Bayonne : Thomas Dolhagaray retrouve ses couleurs !

  • Après douze matchs joués sous les couleurs carcassonnaise, Thomas Dolhagaray s’apprête à jouer son premier match face à Aurillac avec Baypnne.  Photo I. S.
    Après douze matchs joués sous les couleurs carcassonnaise, Thomas Dolhagaray s’apprête à jouer son premier match face à Aurillac avec Baypnne. Photo I. S.
Publié le , mis à jour

Maxime Lafage gravement blessé, Isaia Toeava encore en convalescence, l’Aviron bayonnais qui n’avait qu’un seul demi d’ouverture valide, a rapatrié Thomas Dolhagaray, prêté à Carcassonne.

Cinq minutes de jeu en Top 14 et trois points. Mais quelles minutes et quelle pénalité ! Le jeune Thomas Dolhagaray permettait à l’Aviron, il y a un an exactement, de remporter l’une de ses dix victoires dans l’élite. "Gagner à Toulon, c’est quelque chose d’incroyable !", se remémore le demi d’ouverture qui en garde un souvenir indélébile. Certes, la pénalité était à portée, mais encore fallait-il la réussir, compte tenu de l’enjeu en surmontant l’éventuelle émotivité du débutant. "C’est là que l’on reconnaît les grands joueurs aussi !", expose son nouvel entraîneur Jeff Dubois.

Et puis s’en est suivi un prêt à Carcassonne, à la fin de la saison, suivi d’un retour inopiné au Pays basque en fin de semaine dernière. La grave blessure de Maxime Lafage, fracture de deux apophyses, a provoqué son retour subit. "J’ai reçu un appel de Yannick (Bru), samedi matin. J’ai vidé l’appartement aussitôt, fais le ménage et le soir j’étais de retour pour être à l’entraînement dimanche", raconte l’intéressé. Et tout heureux de délaisser le fronton au pied de la cité de Carcassonne qu’il pouvait voir depuis le stade pour retrouver le sien à Larressore, au Pays basque, tout près de la maison familiale, où il pratiquait son premier sport. Couvé du regard par Charles Bergara, le célèbre fabricant de makhilas (bâton des Basques) et ancien président et fondateur d’Inthalatz, le club de Larressore, dont l’atelier donne sur le fronton.

Exil interrompu

L’exil du jeune basque, 21 ans, s’est donc interrompu au moins pour deux mois, le temps que Maxime Lafage revienne sur le terrain ainsi que Isaia Toeava, longuement indisponible lui aussi. Manuel Ordas restant le seul demi d’ouverture valide. Qu’en sera-t-il ensuite ? Nul ne le sait. Le statut du joueur prêté. Le numéro 10 en accepte les conditions. "Pour moi, explique-t-il, c’est pour l’instant une bonne expérience. Je n’ai pas mal joué. Cela m’a permis d’acquérir du temps de jeu, mon objectif. J’étais très content là-bas." Il a, en effet, disputé douze rencontres avec Carcassonne dont cinq comme titulaire. Il a même foulé la pelouse de Jean Dauger avec le numéro 10, il y a à peine deux mois. C’était la première fois en pro. Joli clin d’œil ! Désormais il sera aux côtés de ses amis retrouvés. "J’avais laissé pas mal de copains ici à Bayonne, continue-t-il, et ça fait plaisir de se réentraîner avec eux. Ceux de ma génération, Hugo Zabalza et Théo Costossèque. Je m’entends aussi très bien avec Matis Perchaud, qui a deux ans de moins que moi, et puis Yan Lestrade, Peyo Muscarditz, Rémy Baget, avec qui j’ai joué en espoirs."

S’entraîner avec ses copains et jouer avec eux. Car dès ce vendredi face à Aurillac, Thomas Dolhagaray, sera dans le groupe. Pas un problème pour le staff qui l’a fait revenir pour aussitôt l’intégrer. "Il connaît le système, assure Jeff Dubois. Je lui ai expliqué le projet de jeu qui a changé un peu. J’ai gardé toutes les mêmes annonces, les codes. Il n’est pas dépaysé. Il n’est pas perdu. Il s’est entraîné toute la semaine avec nous. Ça s’est bien passé. Comme ça se passait bien à Carcassonne. Ce que m’a confirmé Jean-Marc Aué que je connais bien."

L’international moins de 20 ans n’attend que du positif à Bayonne, conscient qu’il peut encore acquérir de l’expérience mais avec une priorité : "J’ai envie de m’éclater", rajoute-t-il tout simplement. En plus chez lui, au sein du seul club qu’il a connu avec celui de ses débuts, Inthalatz Larressore.

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Edmond LATAILLADE
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