Dijon : Altier, des espaces et du temps

  • Paul Altier a été titularisé quatorze fois en quinze journées disputées cette saison.
    Paul Altier a été titularisé quatorze fois en quinze journées disputées cette saison. MAXPPP - NICOLAS GOISQUE
Publié le

Paul Altier a grandi à Hong Kong, une ville qui respire le rugby à VII. Pour sa première expérience en France, le jeune arrière a trouvé au Stade dijonnais un espace de liberté et accumule du temps de jeu.

Paul Altier devait enchaîner sa quatorzième titularisation en quinze matchs samedi soir. Mais le gel s’est invité sur la pelouse du stade Bourillot, match reporté. « J’étais prêt pour jouer un gros match face à Soyaux-Angoulême alors je suis allé faire une séance de cardio en salle de muscu », sourit l’arrière de 22 ans. Pas du genre à se laisser abattre à la moindre difficulté le garçon ! Paul Altier possède un parcours de vie et donc rugbystique atypique. Né en Thaïlande de parents français, il a grandi à Hong Kong. C’est là-bas qu’il a découvert le rugby à XV même si, forcément, il a énormément joué à VII, en habitant sur le lieu d’un tournoi historique.

D’ailleurs, il a été « récupéré » par l’équipe nationale hongkongaise et a notamment participé, avec les moins de 20 ans, au Mondial B. Il a ensuite évolué deux saisons en universitaire du côté de Bath avant de revenir jouer à XV cette fois-ci une saison à Hong Kong. Pour débarquer ensuite à Dijon et enfin vivre en France donc. « Le Stade dijonnais avait un projet qui m’intéressait », avance le jeune homme. L’équipe bourguignonne est joueuse, lui aime particulièrement tenter des relances et aller au défi dans un style d’évitement. Alors, ça a fonctionné... Il est même le deuxième joueur le plus utilisé par le staff après le centre Alban Conduché. « Tenter des choses fait partie de mon jeu mais j’ai vite compris que je devais être un joueur rassurant », confie l’arrière.

Du temps de jeu

Le staff technique est allé chercher Paul Altier pour sa capacité à être un facteur X. Du rugby à VII, il hérite de qualités d’appuis, s’est façonné pour battre un adversaire en un contre un. De précieux atouts à XV aussi. « Dijon est une équipe joueuse dans laquelle j’arrive à bien m’exprimer, reprend-il. Et je ressens de la liberté grâce à notre plan de jeu. » Mais avec des nuances bien sûr. « Je dois m’améliorer dans la gestion de jeu, détaille-t-il avec lucidité. Savoir jouer dans un championnat élevé où cela tape plus fort et va plus vite, il m’a fallu quelques mois pour m’habituer. Et réussir à bien m’exprimer, montrer mes qualités. Vu qu’il n’y avait pas beaucoup d’autres joueurs de mon poste dans l’équipe, j’ai dû vite m’intégrer et m’habituer au club et à la Nationale. » Et développer des qualités comme le jeu au pied et les réceptions aériennes. L’arrière est pour l’instant un bon accélérateur du jeu dijonnais, un créateur de désordre dans la défense adverse. Il lui faut encore réussir à finir un peu plus les actions (un essai cette saison).

Il aura le temps de progresser sur ce point dans le futur car Paul Altier se réengage pour une saison (et une en option) en Bourgogne, là où il découvre donc la vie de son pays d’origine. « Il y a un bon projet ici, répète-t-il. Je joue beaucoup et c’est important à mon âge d’accumuler de l’expérience et du temps de jeu. Je pense que nous avons une bonne chance de nous maintenir. Et que nous méritons mieux que notre place actuelle. » Il faudra sûrement faire la différence dans des matchs très serrés. L’arrière virevoltant sera alors à surveiller de près.

Cet article est réservé aux abonnés
Abonnez-vous pour en profiter
à partir de 0,99€/mois, sans engagement
  • Tous les articles en illimité sur le site et l'application
  • Le journal en version numérique dès 20h30 la veille
  • Les newsletters exclusives
Julien VEYRE
Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?