Pompadour repart au galop

  • Contre Mussidan le week-end dernier, Pompadour a dû lutter mais l’a emporté (24-14). La preuve que le niveau de cette poule est homogène. Photo CAP
    Contre Mussidan le week-end dernier, Pompadour a dû lutter mais l’a emporté (24-14). La preuve que le niveau de cette poule est homogène. Photo CAP
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Honneur - Pompadour, le club de Pierre Villepreux, n’a pas eu le départ escompté. Mais le début de la phase retour est prometteur grâce à des changements stratégiques.

C’est avant tout un problème de joueurs qui inquiétait les dirigeants de Pompadour avant le coup d’envoi de cette saison 2021-2022. Mais les seniors sont revenus en quantité raisonnable pour pouvoir être compétitifs sur le tableau principal, soit la division Honneur, et avec la réserve. Cependant, malgré le retour des blessés, le groupe corrézien ne parvient pas à répondre aux objectifs qu’il s’était fixés. "Ce sera compliqué de terminer dans les quatre premiers, craint le président Charles Rolland. Nous nous sommes tiré une balle dans le pied lors des matchs allers. On a perdu des matchs qu’on aurait dû gagner. Ça ne s’est pas trop passé comme prévu mais c’est le charme du rugby et du sport." Le wagon du top 4 doit emmener à l’issue de la saison ses passagers en Fédérale 3. Si le club n’est pour l’instant pas dans les clous, son entraîneur Alban Férignac reste optimiste à ce sujet : "Depuis la reprise en janvier il y a beaucoup de positif à retenir." La raison ? Alban Férignac l’attribue à un travail effectué en amont. "Nous n’avions pas joué depuis le premier week-end de décembre. Donc on a pu couper début décembre et reprendre pendant les fêtes pour accentuer le travail physique car tout le monde fait des excès à ce moment-là, sourit-il. Et on a repris par une victoire à l’extérieur et une autre à domicile ce week-end."

Une écurie à la relance

D’une part, cet enchaînement de deux victoires est une première pour le CA Pompadour. Tout comme le succès en déplacement, que le technicien attribue à un changement tactique : "On a revu à la baisse nos ambitions en termes de volume de jeu à l’extérieur. On a modifié le plan de jeu, en proposant moins de jeu à la main et en essayant d’occuper davantage le terrain. Aussi, l’application a été bonne." Il faut dire que les Pompadour d’habitude ont tendance à faire déplacer le ballon. Et leurs ambitions sur le terrain collent parfaitement avec "la magnifique pelouse" sur laquelle ils évoluent. "Elle est suffisamment dense pour ne pas geler, précise Alban Férignac. Et comme nous sommes adeptes d’un certain volume de jeu, car on fait du rugby pour jouer au ballon, ça nous permet d’envoyer du jeu chez nous." Une philosophie qui a un écho dans les catégories plus jeunes. Fier de ne payer les joueurs que par petites primes de matchs, un fait qui se raréfie même à ce niveau, le club de la cité du cheval mise beaucoup sur sa formation : "C’est la base d’une maison !, assure Charles Rolland. S’il n’y a pas de jeunes, il n’y aura pas d’équipes seniors." La difficulté reste de pouvoir garder les jeunes au club, alors que leur entente comprend les clubs de Lubersac, l’URC Auvézèree ou Saint-Yrieix-la-Perche, engagé en Fédérale 2. D’où la nécessité de figurer au mieux dans le championnat Honneur et peut-être, qui sait, dans celui de Fédérale 3…

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Quentin PUT
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