Le SUA retrouve sa bête noire

  • Les Agenais de Paul Graou vont tenter de réaliser deux belles opérations ce soir, prendre leur revanche face à Béziers et s’éloigner de la zone rouge. Photo M. O. - D. P.
    Les Agenais de Paul Graou vont tenter de réaliser deux belles opérations ce soir, prendre leur revanche face à Béziers et s’éloigner de la zone rouge. Photo M. O. - D. P.
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Les confrontations entre le SUA et Béziers sont toujours particulières. Encore plus quand on sait que les Héraultais sont venus assommer Armandie en début de saison (9-12).

Il règne un parfum historique lors de chaque confrontation entre ces deux formations. Et pour cause, Agen et Béziers cumulent dix-neuf Brennus. Aujourd’hui, cet affrontement est crucial pour conforter un maintien en Pro D2. Même si la dynamique se veut du côté agenais, ce sont bien les locaux qui partent avec un ascendant psychologique.

Du côté d’Armandie, la venue biterroise au mois de septembre 2021 est encore dans toutes les têtes. Avec Lionel Beauxis à la baguette, les hommes de Pierre Caillet s’étaient imposés (9-12) et avaient ainsi remis le doute dans les esprits lot-et-garonnais. D’ailleurs, Raphaël Lagarde se souvient très bien de cette rencontre, même s’il n’avait pu y participer : "Inconsciemment, je pense que l’on s’est vu trop beau en début de saison. Et finalement, en voyant cette défaite puis celles suivantes, il a fallu tirer la sonnette d’alarme."

Vous l’aurez compris, les Agenais l’ont mauvaise. Mais pour autant, ils sont loin de venir en terrain conquis. Déjà car ils n’ont plus gagné à Béziers depuis une quinzaine d’années. Ensuite car cette même équipe s’est imposée lors des deux dernières confrontations à Armandie. Enfin car les conditions de préparation de cette rencontre n’ont pas été idéales. Notamment à cause des nombreux cas de Covid révélés la semaine passée.

Des conditions compliquées

Si une grande majorité des joueurs a repris le chemin de l’entraînement mardi, Bernard Goutta n’est revenu que mercredi pour sa part. Alors forcément, il a fallu s’adapter pour préparer l’équipe au mieux. Et pour compliquer encore plus la donne, il se trouve que plusieurs éléments évoluant à la charnière n’ont effectué leur retour à l’entraînement qu’en milieu de semaine. Forcément, là encore, l’avant-match n’est pas idéal pour les hommes de l’ex-catalan.

Mais le manager sait que son équipe répondra du mieux possible. "J’ai vraiment un groupe avec des mecs exceptionnels. Ils me l’ont montré avec leur capacité d’adaptation la semaine dernière encore. Certains n’avaient pas pu s’entraîner plusieurs jours à cause d’un pépin physique. D’autres avaient eu la gastro. Mais tous ont répondu présents lors de la mise en place avant Vannes. Et s’ils avaient dû jouer, ils auraient été prêts à rendre service à l’équipe", explique Bernard Goutta.

La solidarité de ce groupe est peut-être la donnée qui permet de mettre en avant le renouveau du Sporting. Il suffit de le voir évoluer à l’entraînement pour se rendre compte qu’il fonctionne bien et que des affinités existent vraiment. Cependant, Agen n’est pas encore sauvé. Loin de là même puisqu’il n’a que deux points d’avance sur Rouen et Bourg-en-Bresse.

Ce vendredi soir, il est donc possible de réaliser deux belles opérations. L’une d’un point de vue comptable. L’autre en prenant une revanche sur une équipe biterroise toujours difficile à manœuvrer dans son stade. Le défi est de taille, mais il y a deux semaines, Agen a montré que l’air méditerranéen lui réussissait bien.

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Mathieu VICH
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