La Rochelle a tendu la joue

  • Malmené comme rarement sur sa pelouse, le vice-champion de France ne cherche pas à fermer les yeux sur ses manques. Histoire de vite crever l’abcès.
    Malmené comme rarement sur sa pelouse, le vice-champion de France ne cherche pas à fermer les yeux sur ses manques. Histoire de vite crever l’abcès. Icon Sport - Icon Sport
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Malmené comme rarement sur sa pelouse, le vice-champion de France ne cherche pas à fermer les yeux sur ses manques. Histoire de vite crever l’abcès.

On pensait le rouleau compresseur rochelais lancé pour de bon après l’autoritaire succès décroché à Glasgow, une semaine plus tôt. Brutal coup de frein que cet inhabituel faux pas dans sa forteresse. Samedi, le Stade rochelais a concédé ce qui s’avère « seulement » sa dixième défaite à Deflandre, en championnat, depuis 2014 et sa remontée en Top 14. Mais jamais, jusqu’ici, le club à la caravelle n’était déjà tombé deux fois à la maison à ce stade de la saison. « Même si elle n’est pas fatale, on a pris une claque », image Ronan O’Gara d’un ton calme mais grave.

Très agité, comme à son habitude, en tribunes, le manager rochelais a pris le temps de faire retomber la tension avant de se présenter face aux micros. Pour livrer un constat empreint de lucidité : « Il nous a manqué beaucoup de choses. Surtout de l’agressivité et, de temps en temps, de la précision. Peut-être qu’on a trop joué. On a changé l’équipe un peu, aussi, et manqué de rythme. Certains joueurs n’avaient pas beaucoup joué mais c’était mon choix. Je suis hyper déçu. Si l’on est capable de tourner la page – l’avenir le dira – on se souviendra de ce match un peu bizarre. Le stade était un peu mort, les joueurs étaient un peu morts et il n’y avait pas le niveau d’exigence nécessaire. »

« On n’est jamais comme ça ! »

Sur ce point, Vito n’y va pas par quatre chemins. « On n’était juste pas là, physiquement… C’est rare. On n’est jamais comme ça ! On va réfléchir, on sait bien que ce n’est pas notre niveau, consent le double champion du monde All Black. C’était silencieux dans le vestiaire. » À en croire les Rochelais, la semaine d’entraînement était pourtant « bonne ». Le groupe, « appliqué et concentré ». D’où la moue légitime du capitaine Sazy : « Montpellier marque sur deux spéciales en touche qui font 14 points évitables. Ils jouent une pénalité à 5 mètres et marquent en deux temps de jeu… C’est trop facile ! Ça nous met complètement dedans. C’est très rare à domicile d’être autant pénalisé, ça a enrayé notre système de jeu. » À La Rochelle désormais de ne pas tendre l’autre joue à son prochain adversaire, Biarritz. Ce lundi donne le coup d’envoi d’une semaine qualifiée d’« hyper importante » par Ronan O’Gara : « C’est moi le chef. Je dois voir comment améliorer ma performance et, après, celle de mes joueurs. » Une semaine, visiblement, avant tout, de remise en question.

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Romain Asselin
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